Publié le 08 juin 2026

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3 min

Présidentielle 2027 : le défi Mélenchon

#Pouvoirs

À Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a démontré que la bataille des idées reste son terrain de prédilection. Reste à savoir si le chef insoumis saura prolonger cette séquence de hauteur politique sans retomber dans les travers qui limitent depuis longtemps sa capacité de rassemblement.

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La place Jean Jaurès de Saint-Denis (93), le 7 juin 2026, lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon, candidat insoumis à la présidentielle.

Aucune autre force politique à gauche n’est aujourd’hui capable de mobiliser avec une telle intensité. À Saint-Denis, dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon a offert une démonstration de force dont peu de responsables politiques français seraient capables.

Alors que ses concurrents de gauche cherchent encore leur ligne, leur candidat ou leur espace politique, le chef des Insoumis continue d’occuper le terrain. Celui des médias, bien sûr, mais aussi celui des idées. Le choix de Saint-Denis n’avait rien d’anodin.

Dans cette ville chargée d’histoire, où se croisent héritage populaire et mémoire nationale, Mélenchon a voulu mettre en scène sa vision de la France. Une France qu’il décrit comme profondément transformée et qu’il invite à regarder telle qu’elle est devenue plutôt que telle qu’elle était.

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Au cœur de son discours figurait son concept de « nouvelle France », longtemps source de malentendus et de polémiques. Cette fois, le propos apparaissait plus lisible. Il ne s’agissait pas d’opposer deux peuples ni de provoquer pour susciter le débat médiatique, mais de rappeler une réalité : la France de 2026 n’est plus celle de 1958. La société a changé dans sa composition, dans la place qu’y occupent les femmes, dans son niveau d’éducation, dans ses structures familiales, dans son rapport au travail comme à l’autorité.

Face aux discours nationalistes qui présentent la nation comme un héritage figé qu’il faudrait protéger contre les menaces extérieures, Mélenchon a défendu une conception républicaine de l’appartenance nationale. Les drapeaux tricolores étaient omniprésents. Le slogan « On est chez nous », traditionnellement associé au RN, était même repris pour signifier non l’exclusion mais l’appartenance commune à la République.

Une élection présidentielle ne se remporte pas en dominant son propre camp.

Depuis des années, une partie de la gauche a abandonné le terrain du récit national à ses adversaires. Mélenchon considère cette erreur comme l’une des causes profondes de son affaiblissement. Le rassemblement de Saint-Denis a aussi montré un visage plus maîtrisé du leader insoumis. Un Mélenchon préférant la démonstration intellectuelle à la polémique permanente, le récit politique à l’invective.

Reste à savoir si cette séquence marque une évolution durable ou simplement une parenthèse dans une trajectoire souvent rythmée par les affrontements et les controverses. Car le véritable obstacle qui se dresse devant lui n’est plus la conquête de son camp. À la fin de son meeting, Jean-Luc Mélenchon s’est adressé à toute la gauche. « La primaire est finie », a-t-il lancé, invitant les autres forces à rejoindre ce qu’il présente comme la dynamique centrale du moment.

En s’appuyant sur ses 300 000 parrainages citoyens et sur la puissance de son organisation, il s’est en quelque sorte proclamé vainqueur de la compétition interne. Le problème est que cette démonstration de force peut aussi être perçue comme une mise sous tutelle. Beaucoup à gauche y verront moins une main tendue qu’une injonction à se ranger derrière lui.

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Or la présidentielle ne se gagnera pas avec le seul noyau militant des Insoumis. Rassembler toute la gauche constitue déjà un défi considérable. Rassembler au-delà, dans l’hypothèse d’un second tour face à l’extrême droite, en est un plus grand encore. C’est sur cette question que Jean-Luc Mélenchon est désormais attendu.

Personne ne doute plus de sa capacité à mobiliser. Personne ne conteste sérieusement sa place centrale dans la gauche actuelle. Mais une élection présidentielle ne se remporte pas en dominant son propre camp. Elle se gagne en construisant une majorité. Et c’est précisément cette capacité à élargir, à rassurer et à fédérer qui demeure aujourd’hui la principale inconnue de l’équation Mélenchon.

Par Pierre Jacquemain•

Publié le 08 juin 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

Au Chili, malgré la répression, les étudiants défient le président d’extrême droite

Publié le 08/10/2026 à 11:24

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#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

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