Publié le 05 février 2026

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5 min

Jean-Michel Aulas et la presse : un « tri » qui ne passe pas

#Actu

Candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais) entretient des rapports délicats avec la presse. Si certains médias l’encensent, d’autres sont blacklistés de certains événements de campagne. Le club de la presse de Lyon est monté au créneau jeudi 5 février. Contactée, l’équipe d’Aulas se défend de tout « tri ».

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Jean-Michel Aulas face à la presse, mercredi 5 février dans le quartier de la Duchère. À gauche, Laïla Khallouk, candidate Cœur lyonnais dans le 9ᵉ. Au fond, Alain Giordano, ancien maire collombiste de l’arrondissement.

Candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas (Cœur lyonnais) entretient des rapports délicats avec la presse. Si certains médias l’encensent, d’autres sont blacklistés de certains événements de campagne. Le club de la presse de Lyon est monté au créneau jeudi 5 février. Contactée, l’équipe d’Aulas se défend de tout « tri ».

« Je n’ai aucun problème avec la presse, mon père était journaliste. » En déambulation avec l’ancien ministre Jean-Louis Borloo dans le quartier de la Duchère (Lyon 9ᵉ), mercredi 5 février, Jean-Michel Aulas a fait une nouvelle déclaration d’amour au journalisme. Le candidat (Cœur lyonnais) à la mairie de Lyon répondait à l’un de nos confrères qui se plaignait de ne pouvoir le joindre « depuis trois semaines ».

Le rappel de cette filiation n’était pas une première. Le 20 novembre dernier, le candidat avait déjà communiqué à ce propos sur Linked In, à la suite du procès en diffamation intenté contre Rue89Lyon – notre média a été relaxé, mais les Aulas ont annoncé vouloir faire appel. À cette époque, le Syndicat national des journalistes (SNJ) était monté au créneau. Cette fois-ci, c’est le club de la presse qui est intervenu.

Le club de la presse de Lyon dénonce le « tri des médias » de Jean-Michel Aulas

Pour cause : tout le monde n’était pas invité à ce nouveau rendez-vous de campagne à la Duchère. Plusieurs médias (Rue89Lyon, mais également Médiacités, Le Monde, Libération ou encore Tribune de Lyon) en ont été exclus. Nous avons finalement pu retrouver le candidat après quelques coups de fils à des confrères et une partie de « Où est Jean-Michel ? » dans les rues de la Duch’.

Or, ce « blacklistage » est loin d’être une première. Pour le club de la presse de Lyon, qui rassemble des médias aux lignes éditoriales diverses, ce rendez-vous manqué était celui de trop.

Dans un communiqué publié mercredi 4 février au soir, le club a dénoncé le « tri » effectué par Jean-Michel Aulas et ses équipes, et dénoncé une « méthode (qui) pose question en pleine période de débat public en vue du choix des futurs dirigeants des collectivités locales ».

Le club de la presse s’inquiète de « pratiques qui se répètent » et « tient à souligner que ces méthodes heurtent la tradition lyonnaise d’humanisme et de tolérance, et la longue et valeureuse histoire du journalisme lyonnais. »

« Les faits sont les suivants » : l’équipe d’Aulas refait le match

Contactées, les équipes de Jean-Michel Aulas nous ont répondu par un communiqué. Dans celui-ci, ils se défendent de tout « tri ». « Il existe une confusion entre le fait de « trier » des médias et celui d’adapter les formats de presse à la nature des événements. Une déambulation de terrain n’a pas vocation à accueillir l’ensemble des rédactions, contrairement à un meeting ou à une conférence de presse. Cette organisation relève d’une pratique courante dans toute campagne électorale », expliquent ses équipes.

« Les faits sont les suivants : diversité des médias accrédités, pluralité des formats, invitations adressées à des rédactions critiques, interviews accordées. Aucune sélection fondée sur des critères de convenance n’est établie. »

Communiqué de 2017, l’agence de communication de Jean-Michel Aulas

Pourtant, plusieurs confrères nous disent régulièrement faire face aux mêmes problématiques que nous. En novembre 2025, en marge du procès nous opposant aux Aulas père et fils, Le Monde décryptait les méthodes agressives de « 2017 » et de son cofondateur, Roman Abreu, habitué, selon le quotidien national, aux coups de pression sur les journalistes à la suite d’articles qui déplaisent.

Aulas et les médias : un lourd passif

Mercredi et jeudi, le média Arrêt sur images a publié une enquête en deux volets sur les méthodes de communication de Jean-Michel Aulas, décrivant les mêmes processus et des journalistes qui refusent de témoigner à visage découvert de peur de ne plus être invités aux événements protocolaires.

Nous avons reçu les mêmes échos de la part de nombreux confrères, venant de médias aux lignes éditoriales diverses. Dans son passé de patron de l’OL, Jean-Michel Aulas avait déjà croisé le fer avec plusieurs journalistes ayant tenu des propos lui ayant déplu.

Depuis le meeting de lancement de campagne du candidat, fin septembre, Rue89Lyon joue au chat et à la souris avec les équipes de « JMA ». En novembre, nous avions notamment invité l’homme d’affaires à un débat. Il avait fini par missionner Florence Verney-Carron, sa carte culture, pour celui-ci.

Pour l’heure, nous recevons des invitations à des événements, mais… sans le candidat Aulas. Depuis le début de la campagne, nous n’avons été invités qu’à un seul événement en sa présence. Même constat du côté des équipes de Véronique Sarselli. « Vous êtes dans la liste de diffusion, alors il y a peut-être une protection sur votre boîte qui vous a empêché de les recevoir », nous avait indiqué, à l’occasion d’un échange, l’équipe de 2017. Nos spams sont toujours vides.

Par Elian Delacôte•

Publié le 05 février 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

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#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

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