Publié le 07 avril 2026

2 min

TER en baisse, carburants en hausse : mauvaise équation pour la Région Grand Est

#Actu

La diminution de l’offre ferroviaire pendant les vacances d’avril va percuter les choix des travailleurs qui se reportent sur le train face à la hausse des prix du carburant, selon la Fédération des associations d’usagers des transports.

Source :

Open link

Environ 1 200 trains seront supprimés par semaine lors des vacances scolaires d’avril dans le Grand Est.

La diminution de l’offre ferroviaire pendant les vacances d’avril va percuter les choix des travailleurs qui se reportent sur le train face à la hausse des prix du carburant, selon la Fédération des associations d’usagers des transports.

Au moment où le gazole et l’essence dépassent dans de nombreuses villes deux euros le litre, avec une augmentation de parfois 30% par rapport à janvier, de nombreux usagers optent pour les transports collectifs, dont le train, pour leurs trajets quotidiens. Mais cette augmentation de la fréquentation va se heurter à la réduction d’au moins 10% des trains régionaux circulant dans le Grand Est pendant les vacances scolaires, du 13 au 25 avril.

Cet allègement de la fréquence ferroviaire avait été annoncé en novembre 2025. Jusqu’alors ce dispositif était réservé aux congés d’été et de Noël. Selon le comptage d’André Lott, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) Grand-Est, plus de 1 200 trains seront supprimés par semaine dans la grande région. Par exemple, sur un jour ouvrable, il y aura 14 trains en moins sur 61 pour le trajet Strasbourg-Haguenau, ou seulement 9 contre 23 pour la ligne Mulhouse-Bâle.

« Ce n’est pas acceptable »

André Lott demande à « la Région Grand Est (qui décide de l’offre de transport ferroviaire, NDLR) de rétablir des trains habituels au moins aux heures de pointe. Les travailleurs pendulaires ont déjà pris une augmentation de 5% du tarif d’abonnement en janvier. Avec une baisse du service en plus, ce n’est pas acceptable. »

Selon les témoignages adressés à la Fnaut Grand Est, les trains sont bondés aux heures de pointe depuis que les usagers de la voiture se tournent vers le ferroviaire depuis la hausse des prix du carburant. « Dès le 8 mars, les trains d’hyper pointe étaient bondés, puis les trains encadrants. Les gens sont venus nous voir pour nous demander s’il y avait eu des suppressions, tellement il y avait de monde », expose Florent Manrique, président de l’association des Usagers des Transports du Sud Alsace. « Il y a eu des moments où la SNCF a laissé des gens sur les quais », assure André Lott.

En novembre, la Région expliquait que la décision d’alléger les services avait été prise dans le but de l’adapter à la fréquentation, qui baisse en moyenne, selon la collectivité, de 15 à 20% pendant les vacances scolaires. « Adapter l’offre durant ces semaines moins denses permet de garantir une gestion responsable du réseau tout en préservant, en priorité, les déplacements essentiels du quotidien », avait indiqué la Région Grand Est dans un communiqué. Il n’y a plus qu’à appliquer les principes énoncés dans cette belle déclaration à la nouvelle réalité…

Par Eva Lelièvre

Publié le 07 avril 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Léna Rosada

Pourquoi si peu de discours médiatiques sur les responsabilités politiques autour de la contamination massive au cadmium ? Arrêt sur images revient sur les angles morts du scandale sanitaire lié à ce métal lourd, toxique et cancérogène omniprésent dans nos aliments du quotidien.

Recréer une vie loin de l'Ukraine, tout en continuant à soutenir leurs pays d'origine. Après quatre ans de guerre, Rue89 Bordeaux donne la parole aux réfugié·es de guerre ukrainien·es, qui se confient sur les difficultés de l'exil. 

#International

Quatre ans après l’invasion russe, les réfugiés ont « la tête en Gironde, et le cœur en Ukraine »

Publié le 13/04/2026 à 06:00

13 min

Ils sont arrivés en 2022, souvent avec peu de choses et beaucoup d’incertitudes. Quatre ans plus tard, sur les 1790 réfugiés qui vivent en Gironde, certains ont trouvé un équilibre, d’autres peinent encore à s’en sortir. Entre problèmes d’hébergement et déconvenues professionnelles, ils racontent leur vie loin de l’Ukraine, quatre ans après le déclenchement de la guerre à grande échelle.

Accès libre
#International

Frappes israéliennes au Liban : « Les responsables doivent être amenés devant la justice et rendre des comptes »

Publié le 10/04/2026 à 16:17

1 min
#Libertés

Avec les interprètes judiciaires, ces rouages de la justice qu’un sénateur veut remplacer par l’intelligence artificielle

Publié le 13/04/2026 à 06:00

6 min

Si l’assistance d’un interprète et la traduction des pièces en langue étrangère est imposée par la loi, le métier de traducteur et interprète judiciaire reste méconnu. Plongée dans un des rouages essentiels et pourtant précaire du système judiciaire français, à l’heure où un sénateur a proposé d’expérimenter l’intelligence artificielle pour les remplacer.