Quelques années après le mouvement international pour le climat, le gouvernement français enchaine les reculs environnementaux.
Une série d’organisations et de particuliers signataires de l’Appel pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale organisent des manifestations samedi 26 septembre pour appeler les pouvoirs publics à agir d’urgence pour protéger la population des effets du réchauffement climatique.
Selon un décompte de Santé publique France, 8 124 personnes sont mortes en France en lien avec la chaleur lors des canicules de mai à août 2026. Suite au constat d’une impréparation des pouvoirs publics face aux dégâts humains et matériels du réchauffement climatique, un « Appel pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale » s’est créé avec trois exigences : un plan d’urgence, un plan d’adaptation et un plan d’atténuation (voir le texte complet de l’Appel). Des marches sont prévues partout en France samedi 26 septembre afin de relayer cet argumentaire, signé par plus de 4 000 organisations et 32 000 personnes.
À Strasbourg, la marche partira de la place de la République à 14h pour se rendre au centre-ville par les quais des pêcheurs et des Bateliers avant de revenir au point de départ. Un « village associatif » est prévu au départ de la marche et une « assemblée ouverte » à l’issue.
Dans le communiqué, les signataires bas-rhinois rappellent que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) juge « impératif de maintenir la hausse des températures mondiales en-deçà de 1,5 degrés Celsius (°C) d’ici la fin du siècle. Pour cela, pas de miracle : il faut baisser les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant, ce qui ne sera pas possible sans une sortie des énergies fossiles. »
Le texte donne en exemple qu’en « Alsace, les enfants ont terminé l’année scolaire à 40 °C dans des salles de classe inadaptées et ont fait leur rentrée sous 35 °C, sans répit entre les deux ! Habitants des logements surchauffés, travailleurs en extérieur, agriculteurs, personnes âgées, enfants, animaux d’élevage et sauvages, et bien d’autres encore ont payé le prix fort. »