Marche du 23 septembre 2023 marche contre les violences policières et les discriminations.
À l’occasion de la journée internationale contre les discriminations raciales, des organisations appellent à manifester samedi 14 mars contre le racisme, le fascisme et les violences d’État.
Plus de 30 collectifs, syndicats, associations et partis politiques (liste en fin d’article) organisent une manifestation samedi 14 mars pour la journée internationale contre les discriminations. Le rendez-vous est fixé à 14h place Kléber. Ces organisations appellent à les rejoindre pour lutter contre le racisme sous toutes ses formes, le fascisme et « les violences d’État ». « D’où que l’on vienne, où que l’on soit né, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Ensemble », rappellent-elles dans leur communiqué. Au delà de cette mobilisation, elles appellent à s’organiser dans « chaque quartier, chaque commune, chaque lieu de travail et d’études ».
Contre une politique « islamophobe »
Les organisations dénoncent notamment des politiques « islamophobes » menées par l’État français. Elles exigent la fermeture des Centres de rétention administrative (CRA), ainsi que le retrait de plusieurs lois. Parmi elles, la loi séparatisme, qui renforce les contrôles sur les associations culturelles et vise « l’islam politique » ou encore la circulaire Retailleau, qui complique les critères de naturalisation des personnes migrantes.
Il demande aussi l’abolition du décret « Bienvenue en France », qui augmente les frais d’inscription des étudiant-es étranger-es. Le collectif souhaite d’ailleurs la restauration de l’aide personnalisée au logement (APL) pour ce public. Il dénonce également les violences policières, la pratique du contrôle au faciès ou la présomption de légitime défense pour les agents.
« À la mémoire de nos frères et sœurs »
Cette marche se tiendra aussi en mémoire de plusieurs personnes, victimes du fascisme, des « crimes policiers », de l’islamophobie ou de la politique migratoire. Le collectif cite Djamel Bendjaballah, tué par un militant fasciste en 2024, Aboubacar Cissé, malien assassiné dans une mosquée en 2025 ou encore Mamadou Garanké Diallo, guinéen sous Obligation de quitter le territoire français (OQTF) mort au large de Dunkerque en 2025. « Nous ne voulons plus laisser ce pouvoir nous réduire à la misère et à la précarité, nous détruire et nous diviser, ouvrir la voie au fascisme », martèlent les organisations.