Publié le 13 février 2026

2 min

Au lycée Jean-Monnet, « le rectorat enlève leur chance de réussir aux élèves les plus fragiles »

#Actu

Devant le rectorat, jeudi 12 février, des dizaines d’enseignants et enseignantes ont dénoncé la fermeture à venir de deux classes. Militante du syndicat SNES-FSU, Coline de Dadesden anticipe la fin de l’accompagnement des élèves les plus en difficulté.

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Coline De Dadelsen, professeure de sciences économiques et sociales au lycée Jean Monnet et militante du SNES-FSU.

Devant le rectorat, jeudi 12 février, des dizaines d’enseignants et enseignantes ont dénoncé la fermeture à venir de deux classes. Militante du syndicat SNES-FSU, Coline de Dadesden anticipe la fin de l’accompagnement des élèves les plus en difficulté.

« Jean-Monnet en colère ! » Jeudi 12 février, des dizaines d’enseignants et enseignantes ont manifesté devant le siège du rectorat. Au cœur de leur mobilisation, une annonce tombée la semaine précédente : l’établissement va perdre 90 heures d’enseignement hebdomadaire à partir de l’année scolaire 2026-2027. « Une saignée », selon la professeure de sciences économiques et sociales (SES) Coline de Dadesden. La militante du syndicat SNES-FSU déplore le poids disproportionné que porte le lycée Jean-Monnet dans les économies recherchées à l’échelle de l’académie de Strasbourg :

« Dans le Bas-Rhin, le rectorat supprime 715 heures par semaine pour tous les établissements. Le lycée Jean-Monnet, qui connaît les difficultés des établissements classés politique de la ville, prend plus de 10% des heures supprimées. 90 heures hebdomadaires, ce sont les heures pour deux classes. En les supprimant, le rectorat met fin à la possibilité de faire cours en demi-groupe et aux classes moins surchargées. Le rectorat enlève leur chance de réussir aux élèves les plus fragiles. »

Des conditions de travail « déjà mauvaises »

Derrière l’enseignante, une quarantaine de collègues manifestent. Signe d’une communauté prête à défendre ses moyens d’enseignement, le préavis de grève pour le jeudi 12 février a été déposé très rapidement après l’annonce de la baisse du nombre d’heures. « À Monnet, explique Coline de Dadesden, on a la chance d’avoir une communauté très soudée et motivée pour que les élèves réussissent. Mais sans moyens de faire notre travail, on se retrouve dépités. »

À quelques pas, Alice (le prénom a été modifié) explique, sous la pluie, les raisons de sa mobilisation. La professeure de français décrit des « conditions de travail déjà mauvaises, entre les violences verbales et parfois physiques de certains élèves, et les difficultés d’apprentissage d’autres lycéens. La plupart de mes collègues sont déjà à bout. » La manifestante dénonce aussi une décision injuste : « Nos seuls moyens, c’est du temps d’enseignement, pour avoir des demi-groupes et des classes moins chargées. Malgré tout, le rectorat coupe là où il y a déjà des difficultés. »

Les représentants syndicaux du lycée Jean-Monnet ont rencontré le recteur Olivier Klein lundi 9 février. Le maire et candidat à sa propre succession à Clichy-sous-Bois n’a fait aucune promesse aux enseignants et enseignantes. Ces derniers demandent que la réduction du nombre d’heures hebdomadaires passe de 90 à 55 heures supprimées.

Par Guillaume Krempp

Publié le 13 février 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Jean-Marie Leforestier
"Refuser le fait qu’il faille entretenir la biodiversité est une forme de scepticisme par rapport à la science." Dans Politis, le professeur de microbiologie Marc-André Selosse appelle à un sursaut en faveur de la biodiversité. 
 

Elle a commencé par du pur divertissement avant de s'orienter vers les contenus politiques. Créatrice sur Tiktok, Farah Rk répond aux questions d'Arrêt sur images et raconte un secteur sous pression, que le Centre national du cinéma vient de priver de subventions. 

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Marc-André Selosse : « S’occuper de la biodiversité est une preuve d’humanisme »

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