Publié le 20 avril 2026

3 min

Indemnités des élus : les baisses de 2020 renouvelées par le nouveau conseil municipal

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Le premier « vrai » conseil municipal du mandat s’est ouvert sur le sujet épineux des indemnités des élus. Dans la continuité de ce qui avait été amorcé en 2020, la majorité a reconduit les montants du précédent mandat, tout en ajoutant un petit effort supplémentaire de 10% pour la maire Catherine Trautmann.

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Les indemnités du premier adjoint Mathieu Cahn (à droite) resteront alignées sur celles des autres adjoints, comme en 2020.

Le premier « vrai » conseil municipal du mandat s’est ouvert sur le sujet épineux des indemnités des élus. Dans la continuité de ce qui avait été amorcé en 2020, la majorité a reconduit les montants du précédent mandat, tout en ajoutant un petit effort supplémentaire de 10% pour la maire Catherine Trautmann.

Concrètement, dans ce nouveau mandat de Catherine Trautmann, rien ne changera pour les élus et élues de Strasbourg en termes d’indemnités. Lors du mandat 2020-2026, les adjoints et adjointes touchaient environ 2 517 euros brut par mois, y compris pour le premier adjoint, tandis que les conseillers municipaux délégués percevaient autour de 1 057 euros et 523 euros brut pour ceux sans délégation, dans la majorité ou l’opposition. Cela restera inchangé dans ce nouveau mandat.

Une baisse symbolique pour Catherine Trautmann

Seule évolution notable : la maire a demandé une baisse de 10 % de son indemnité, qui s’élèvera donc à 4 624,34 € brut au total. Une réduction qui devrait également s’appliquer dans quelques jours à l’Eurométropole, où Catherine Trautmann est devenue présidente. C’est sur cette base que s’appuie la nouvelle délibération présentée par Mathieu Cahn, nouveau premier adjoint (PS). « Le montant maximum est fixé, mais les conseils municipaux sont libres, et il leur appartient de fixer un montant inférieur », rappelle-t-il. « Ce sera le cas. »

L’élu insiste sur la volonté de continuité : « Nous reconduisons à l’identique le format du mandat précédent. » En 2020, la maire écologiste Jeanne Barseghian avait fait voter une baisse de ses propres indemnités de 1 200 euros mensuels, les fixant à 5 138 euros brut par mois, en dessous du plafond légal pour une ville de plus de 100 000 habitants. Son premier adjoint, Syamak Agha Babaei, avait lui vu ses indemnités réduites de 1 800 euros mensuels.

Une sobriété replacée dans son contexte

Dans l’opposition du groupe de Jean-Philippe Vetter (Les Républicains), Pascale Jurdant-Pfeiffer salue le geste : « Nous prenons acte de ne pas aller au plafond, cela vous honore. » Elle ajoute : « C’est une position bienfaisante. »

Elle replace toutefois cette décision dans le parcours de la maire, qui perçoit déjà d’autres indemnités liées à son parcours. Elle considère cette baisse comme logique, « eu égard à [son] passé d’ex-maire, ministre, de députée européenne » et donc des rémunérations « qui peuvent en découler ».

À gauche, l’Insoumis Florian Kobryn, qui fait ses premiers pas au conseil municipal avance ses propres calculs. La baisse représenterait selon lui « 370 euros en moins ». Mais il pointe un décalage du côté de l’Eurométropole. Jeanne Barseghian était vice-présidente, tandis que Catherine Trautmann est présidente. Sera-t-elle mieux rémunérée au total ? Il interpelle alors l’exécutif : « Pouvez-vous prendre l’engagement chiffré du montant de vos indemnités et annoncer une réduction de 2 400 euros à l’Eurométropole ? C’est cela qui permettrait de prendre l’engagement politique que vous avez énoncé. »

Catherine Trautmann : « Je répondrai à toutes les questions »

En réponse, Mathieu Cahn, également numéro 4 à la métropole, assure qu’un rééquilibrage est prévu : « Une délibération à l’Eurométropole fera en sorte que le montant total ne dépasse pas, ou soit même légèrement inférieur à celui de la maire vice-présidente déléguée (de Jeanne Barseghian ndlr) dans le précédent mandat. »

La maire, Catherine Trautmann, balaie les doutes : « On y est bien. Je n’ai aucun problème sur mon indemnité, je répondrai à toute question qui peut se poser. » La délibération a finalement été adoptée avec quatre abstentions.

Par Eva Chibane

Publié le 20 avril 2026

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