Publié le 07 novembre 2025

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3 min

Des fonctionnaires du rectorat soutiennent Vanessa, en grève de la faim

#Actu

Une dizaine de personnes se sont rassemblées vendredi 7 novembre devant le rectorat de l’académie de Strasbourg, pour soutenir Vanessa. Elle est en grève de la faim pour le recrutement des jeunes professeures comme titulaires depuis mardi 28 octobre.

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Une dizaine de personnes sont venues soutenir Vanessa.

Une dizaine de personnes se sont rassemblées vendredi 7 novembre devant le rectorat de l’académie de Strasbourg, pour soutenir Vanessa. Elle est en grève de la faim pour le recrutement des jeunes professeures comme titulaires depuis mardi 28 octobre.

À l’appel de la CGT Educ’action, une dizaine de personnes se sont présentées au matin du vendredi 7 novembre devant le rectorat de l’académie de Strasbourg. Elles et ils sont venus soutenir Vanessa Koehler. En grève de la faim depuis le 28 octobre, elle passe ses journées devant le bâtiment académique pour dénoncer l’Éducation nationale qui lui a proposé, comme à d’autres personnes dans sa situation, de postuler en tant que contractuelle. Elle a pourtant passer le concours des professeur·es des écoles et pourrait être embauchée en tant que titulaire sur la liste complémentaire. Affaiblie par son jeûne, Vanessa, 25 ans, est en chaise roulante en cette froide matinée de novembre :

« J’ai réfléchi avant de faire ça. Mon but c’est pas de mourir mais de faire passer le message au recteur. »

Dans un communiqué publié le 5 novembre, la CGT Éduc’action a rappelé l’urgence d’une réponse du rectorat vu la dégradation de l’état de santé de Vanessa. Le recteur, Olivier Klein, a proposé en réponse une entrevue jeudi 13 novembre au syndicat, pour que celui-ci puisse porter la parole de Vanessa.

« Je n’arrive plus à pleurer »

Ce vendredi matin, Vanessa le visage pâle, emmitouflée jusqu’au cou, explique que sa santé ne fait que se détériorer : « Plus je marche, plus je fatigue, d’où mon fauteuil », souffle-t-elle. Après de bonnes analyses de santé au début de sa grève, sa médecin lui a expliqué qu’elle prenait désormais des risques pour sa santé en poursuivant, notamment pour ses reins.

David Vacher, informaticien pour le rectorat et syndiqué à la CGT, témoigne : « Elle est devant la porte, donc on est venu s’inquiéter. » Les fonctionnaires du rectorat ont profité de leur pause de 10h pour montrer leur solidarité à Vanessa. « Je n’arrive plus à pleurer, parce qu’il n’y a plus d’eau dans mon corps », lance la jeune enseignante, visiblement touchée par leur présence.

Vanessa passe ses journées devant le rectorat, rue de la Toussaint.Photo : Guillaume Krempp / Rue89 Strasbourg

Silence du recteur

D’autant plus que depuis le début de sa mobilisation, Vanessa n’a quasiment pas eu de contact avec Olivier Klein, le recteur de l’Académie de Strasbourg. C’est pourtant lui qu’elle est venue alerter : « Il sait que je suis là, il sait ce que je vis. »

Olivier Klein ne l’a invitée qu’une seule fois pour un rendez-vous, pendant lequel il lui a proposé un emploi en tant que contractuelle ou dans les services administratifs. Toujours un statut et des fonctions qui ne correspondent pas à son diplôme. « Les contractuels sont comme des pions que l’on place au bon vouloir des établissements », abonde un employé du rectorat. Vanessa affirme que cette situation est spécifique à l’académie de Strasbourg : « À Reims, ils recrutent des personnes sur liste complémentaire, assure t-elle, déplorant un manque de communication entre les rectorats ».

Le secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin, Laurent Feisthauer est présent également : « C’est aberrant, on est dans une pénurie de recrutement et on décourage en même temps les gens qui veulent devenir enseignants. » Peu après la fin du rassemblement et le départ des soutiens de Vanessa, une personne a déchiré son carton revendicatif. Secouée par cette agression, elle se dit déterminée à tenir sa grève de la faim jusqu’à ce qu’elle obtienne ce qu’elle demande. Dès lundi, elle sera de retour devant le bâtiment du rectorat.

Par Sophia Boudjelida•

Publié le 07 novembre 2025

Bonjour 👋

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Il aura fallu dix nouveaux signalements de violences sexuelles, la suspension tardive d’un animateur et de vives réactions de parents d’élèves pour que les lignes bougent enfin à Toulouse sur la protection des enfants dans le périscolaire. Mediacités détaille les mesures promises par la municipalité, qui doivent être mises en place dès cette année scolaire : cellule d'écoute, fiches pédagogiques et formation spécifique de "100%" des agent·es.

#Pouvoirs #Extrême droite

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