Publié le 24 mars 2026

6 min

Suzanne Brolly, Joël Steffen, Marc Hoffsess… Ces élus qui quittent le conseil municipal

#Actu

À la suite du changement de majorité, le conseil municipal de Strasbourg va être profondément renouvelé samedi 28 mars. Il ne restera plus que six élus de la liste de Jeanne Barseghian tandis que 45 élus en soutien de Catherine Trautmann vont le rejoindre.

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Marc Hoffsess, par exemple, ne fera plus partie du conseil municipal.

À la suite du changement de majorité, le conseil municipal de Strasbourg va être profondément renouvelé samedi 28 mars. Il ne restera plus que six élus de la liste de Jeanne Barseghian tandis que 45 élus en soutien de Catherine Trautmann vont le rejoindre.

Après la victoire de Catherine Trautmann dimanche 22 mars, le futur conseil municipal dont la séance d’installation est prévue samedi 28 mars, ne comportera plus que six élus issus des rangs de la majorité sortante écologiste.

Certains départs étaient déjà connus : Guillaume Libsig, adjoint à la ville associative et étudiante, Alain Jund, en charge des transports, et Carole Zielenski, en charge de la démocratie participative, ne figuraient par exemple pas sur les listes du premier tour.

Neuf adjoints écologistes sortent encore

Suzanne Brolly, qui a porté la politique urbaniste de la municipalité, a perdu son siège. Elle était directrice d’études à l’Agence d’études de l’agglomération de Strasbourg (Adeus) en 2020.

« Je n’ai pas arrêté ma vie professionnelle pendant mon mandat », indique-t-elle :

« Je voulais garder un pied dans la vie réelle et ne pas être déconnectée. En plus, au départ, je n’avais pas envisagé une carrière politique. Je suis entrée en politique par hasard pour aller jusqu’au bout de mes convictions pour mettre en œuvre une vision de la ville résiliente. Je vais poursuivre cette vision au cœur de l’agence d’urbanisme où je vais reprendre un temps plein. »

Pendant son mandat, elle y travaillait une journée par semaine. Depuis le début d’année, elle y était déjà retournée à mi-temps. Autre départ de poids, celui d’Anne-Marie Jean, qui était vice-présidente en charge de l’emploi à la métropole. Elle a quitté un poste de directrice déléguée à l’économie sociale et solidaire pour le groupe La Poste en 2020.

Sophie Dupressoir était référente du quartier Tribunal-Contades et déléguée à la ville cyclable. Avant d’être élue en 2020, elle était photographe indépendante.

D’autres figures du mandat comme Salah Koussa, en charge des services municipaux, Marc Hoffsess, adjoint à la transformation écologique du territoire, Antoine Neumann, chargé de développer l’agriculture urbaine et Lucette Tisserand, élue référente au Neuhof ne siègeront plus non plus.

Benjamin Soulet, qui était en charge de l’équité territoriale, n’a pas été réélu non plus et détaille :

« Je suis fonctionnaire, en tant qu’ingénieur territorial. Avant, j’étais agent de la Ville et de l’Eurométropole. Pendant mon mandat, je me suis mis en détachement électif. J’ai cette chance là par rapport à d’autres collègues qui doivent retrouver du boulot… »

Pour lui, la première étape sera de demander une réintégration afin de « reprendre un poste qui correspond à [son] grade ». Il envisage ensuite de prendre le temps de trouver un poste plus adapté :

« Je ne m’interdis rien, de regarder d’autres communes comme Schiltigheim, la Région, la CeA, ou des agences d’urbanisme, qui sont mon cœur de métier. En revenant à la Ville ou l’Eurométropole, je ne pense pas avoir un poste proche de la décision. Mais avant, j’avais un travail de géographe pendant 10 ans où je diagnostiquais les inégalités de territoire et je travaillais bien avant avec les élus. Il n’y a pas de raison que ça se passe mal. Mais c’est vrai que ce ne sera pas évident pour les agents qui ne m’ont connu que comme élu… »

Et de conclure : « On pense souvent qu’être élu crée un important réseau, mais cela peut être aussi une étiquette pas simple pour se faire embaucher. »

Contacté également, Joël Steffen, qui était adjoint en charge du commerce, ne sait pas encore exactement où il ira. Il avait un contrat privé, suspendu en 2022, chez France Auto Partage, « tête de réseau de Citiz en France ». Mais il n’est pas pressé :

« Formellement, en termes de timing, nous sommes adjoints jusqu’à samedi, où aura lieu le conseil d’installation. Je suis aussi président de l’Office du tourisme. Ces fonctions se poursuivent jusqu’à la désignation par le conseil de la Ville ou de l’Eurométropole de nouveaux représentants. Cela peu prendre un peu de temps, ça ne s’arrête pas net. Il y aura des transmissions. »

Seulement cinq écolos au conseil

Avec ces départs, les écologistes ne seront plus que cinq dans le prochain conseil et encore : Jeanne Barseghian, la maire sortante est la seule membre du parti Les Écologistes, Floriane Varieras (ancienne adjointe aux solidarités), Syamak Agha Babaei (ancien premier adjoint), Thierry Kuhn (nouveau venu, ancien directeur d’Emmaüs France) et Nadia Zourgui (ancienne adjointe à la sécurité), sont issus de la société civile.

Le Parti communiste, qui fera partie du même groupe d’opposition, conserve une seule place avec Germain Mignot, qui était conseiller municipal délégué en charge du suivi des conseils des écoles de la ville. Aurélien Bonnarel et Joris Castiglione, les deux autres élus du PCF, ne seront plus là. Ce dernier ne figurait déjà plus sur la liste cette année, annonçant son retrait.

Composition du conseil municipal 2026

Quatre nouveaux élu·es sont des Insoumis : Florian Kobryn, tête de liste au premier tour, et Halima Meneceur, son binôme, ainsi que Lisa Farault et Benjamin Kuntz, co-chefs de file des Insoumis au niveau local. Jusqu’ici, aucun représentant de La France insoumise n’avait encore siégé au conseil municipal de Strasbourg. Dès ce lundi 23 mars, les deux formations politiques ont précisé qu’elles prévoyaient de former deux groupes d’opposition. Les Écolos et le PCF resteront d’un côté, La France insoumise de l’autre — une position déjà annoncée avant le second tour. Dans cette configuration, leur capacité d’influence au conseil restera limitée.

Un départ à droite

Chez les Républicains, les départs sont limités. Gabrielle Bloch-Rosner, arrivée en cours de mandat, n’a pas été réélue. L’absence d’alliance avec d’autres groupes rend l’opposition de droite plus forte qu’en 2020. Le groupe sera conduit par Jean-Philippe Vetter et comprendra notamment les anciens conseillers Nicolas Matt, Elsa Schalck et Jean-Philippe Maurer. L’historienne Frédérique Neau-Dufour, la conseillère régionale Irène Weiss et les élues départementales Pascale Jurdant-Pfeiffer et Anne Reymann rejoignent le groupe.

Certaines bascules vers la majorité ont aussi lieu. Pierre Jakubowicz et Rebecca Breitman quittent l’opposition de l’ancienne alliance de droite et du centre de Fontanel pour rejoindre Catherine Trautmann. De leur groupe initial au conseil municipal, seule Jamila Mayima ne sera pas reconduite.

Par Eva Chibane

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