À l’entrée du quartier de la Saulaie à Oullin-Pierre-Bénite. ©Archives/ED/Rue89Lyon
Le Comité d’organisation des JO d’hiver 2030, la Région et la Métropole de Lyon ont acté l’implantation du village olympique pour le pôle glace à Oullins-Pierre-Bénite, préférée à Lyon ou Décines-Charpieu. Cette décision pourrait donner un coup de fouet au projet urbain de la Saulaie.
Les appels du pied de Grégory Doucet n’y auront rien fait. Le quartier de Confluence (Lyon 2e) n’accueillera pas le village olympique du pôle glace, pour les Jeux olympiques d’hiver 2030. Dans un communiqué adressé à l’AFP, les organisateurs ont annoncé avoir choisi Oullins-Pierre-Bénite pour accueillir cette structure.
Ce début août, la short-list pour accueillir le village s’était, selon nos informations, resserrée autour de la commune nouvelle et de Décines-Charpieu. C’est finalement la première qui a été choisie, probablement pour sa proximité avec la ville-centre et son accessibilité, via le métro B.
Village olympique : une mise en avant du quartier de la Saulaie
Une « immense fierté », pour le maire de la commune nouvelle Jérôme Moroge (LR), également vice-président en charge des sports, et un « accélérateur » pour le projet urbain de la Saulaie, où doit s’implanter le village.
« Les jeux permettront d’accélérer un projet que nous portions déjà, s’est-il réjoui par communiqué. Ils offrent l’opportunité de réaliser plus rapidement une transformation attendue par les habitants tout en restant fidèles au projet urbain que nous avons construit depuis plusieurs années. »
Pour rappel, ce quartier populaire est en pleine mutation. Grand de 40 hectares, dont 17 hectares de friches industrielles avec des anciens terrains SNCF, il doit voir arriver 870 nouveaux logements, dont 60 % en logement abordable, ainsi que la création d’équipements publics et d’infrastructures économiques.
La précédente majorité écologiste à la Métropole de Lyon voulait en faire un écoquartier d’ici 2033. Si on imagine que le nouvel exécutif aura — peut-être — d’autres ambitions pour le secteur, il reste un lieu stratégique de développement de l’agglomération.
Comme le maire Jérôme Moroge le précise à Tribune de Lyon : le village olympique sera construit en dur, avec des immeubles. « Les deux îlots contiendront essentiellement du logement, un peu de commerces et un grand espace de restauration intégré à la dernière halle existante préservée », explique-t-il à nos confrères. Un projet qui ne sera pas de trop pour accueillir les 1500 athlètes attendus.
Le joli coup de Jérôme Moroge
Également vice-président en charge des sports, de la jeunesse et des équipements et rayonnement sportif métropolitain, Jérôme Moroge fait donc coup double.
Le proche de Laurent Wauquiez récupère sur sa commune le projet phare de sa délégation, au détriment de l’écologiste Grégory Doucet, mais aussi de Laurence Fautra (LR) à Décines-Charpieu, ou de Jérémie Bréaud (LR) à Bron. Ces derniers projets — et particulièrement Décines — avaient pourtant la préférence du président de Région Fabrice Pannekoucke (LR), selon nos confrères de Lyon Décideurs.
Il y aura des lots de consolation. À Lyon, des épreuves sont prévues à la Halle Tony-Garnier (Lyon 7ᵉ), à Eurexpo (parc des expositions) à Chassieu et à la LDLC Arena (Arena de Lyon) à Décines-Charpieu. Pour mémoire, selon Le Progrès, le hockey est attendu à la LDLC Arena et à Eurexpo ; le patinage et le short-track sont pressentis à la halle Tony-Garnier et les entraînements dans les patinoires Charlemagne et Baraban.
