Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas, au local de campagne de Cœur Lyonnais, cours Albert Thomas (Lyon 3ᵉ). ©MP/Rue89Lyon
Mardi 27 janvier, Jean-Michel Aulas (Coeur lyonnais) et Véronique Sarselli (LR) ont fait connaître leurs têtes de liste pour les élections métropolitaines. Six ans plus tard, le binôme parachève l’union entre les LR et les collombistes, réalisée dans la douleur en 2020. Pour l’heure, les purs représentants de la société civile restent rares : la vieille garde se met en ordre de bataille.
Ni droite, ni de gauche, mais, quand même, vraiment peu de gauche. Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli (Grand cœur lyonnais) ont présenté leurs têtes de listes pour les élections métropolitaines de 2026. Dans la liste, le binôme réussit dès le premier tour l’union LR – collombistes que l’ancien baron avait arraché pour le second tour des municipales-métropolitaines 2020.
Sur la partie “périphérique” de la métropole, les têtes penchent bien à droite. On retrouve, sans surprise, Véronique Sarselli (LR), le maire de Saint-Priest Gilles Gascon (LR), Laurence Fautra (LR)… Bref, on compte cinq maires LR et un ex-LR passé Horizons, le maire de Rillieux-la-Pape, Alexandre Vincendet. L’ex-maire de Saint-Fons, Nathalie Frier, est classée divers droite, et s’opposera au maire de Saint-Fons.
On a pu le lire un peu partout, l’ex-magnat de l’OL et les LR se sont mis d’accord sur une clef de répartition avec 45% de « Coeur lyonnais » et 55% de LR. Dans cette répartition, la périphérie va aux LR quand Lyon et sa périphérie reviennent à Aulas, ou du moins, aux collombistes.



Métropolitaines Aulas et Sarselli : le retour des collombistes
Car les proches de l’ancien baron lyonnais sont bien représentés. À commencer par le premier de tous, Yann Cucherat, ancien candidat à la mairie de Lyon, dauphin de Gérard Collomb, à la tête de l’alliance Collomb-LR lors du second tour en 2020. Il se retrouve en 2026 à la tête de la circonscription Lyon-Ouest.
Dans l’opposition au conseil, il avait finalement quitté son fauteuil de conseiller pour devenir manager général de la haute performance de l’Agence nationale du sport. Visiblement, il ne prendrait pas une place dans l’exécutif s’il était élu, mais se positionne tout de même.
On retrouve ensuite Michel Le Faou, en charge de l’urbanisme sous Collomb, qui n’avait pas rallié l’alliance LR-Collomb au second tour en 2020. A Villeurbanne, c’est Sylvie Blès-Gagnaire qui mènera la liste. Présentée par beaucoup comme une prise “à gauche”, c’est également une collombiste de la première heure, ex-directrice de cabinet des présidents du Sytral Bernard Rivalta, Gérard Collomb et Annie Guillemot.
Enfin, Sarah Peillon, aussi ex-collombiste et cadre de Renaissance, prend la tête de la circo Nord. En 2020, elle avait préféré rester avec David Kimelfeld et lâcher Gérard Collomb.



La société civile en attente
Bref, l’alliance Collomb-LR se concrétise bien, dès le premier tour. Et la société civile ? Pour le candidat sans étiquette, JMA, seuls deux têtes de listes (sur quatorze) rentrent dans cette catégorie. L’avocate Hélène Baronnier hérite ainsi de la circo envoyant le moins d’élus au conseil métropolitain (sept élus actuellement, neuf en 2026). La DG des laboratoires Boiron, Valérie Lorentz-Poinsot, hérite elle de Lyon-Centre.
Il faudra attendre les listes complètes pour se faire une idée et savoir, par exemple, où se présentera Jean-Michel Aulas. Dans l’arithmétique complexe des métropolitaines, il est possible d’être élu sans être tête de liste. À condition de ne pas être trop loin.
