Marche pour Idir Mederess, septembre 2024. ©PL/Rue89Lyon.
Du vendredi 29 au dimanche 31 mai, c’est le week-end national de protestation et de lutte contre les violences carcérales. Au programme : table ronde, sport, concerts, et une marche pour clore ces trois jours et dénoncer les violences pénitentiaires.
Comme chaque année, le week-end de lutte contre les violences carcérales est l’occasion d’échanger, de témoigner et de manifester contre les violences perpétuées en prison.
Les militants organisateurs souhaitent dénoncer les « violences du système pénal » et la « criminalisation de l’antifascisme ». Ils veulent ainsi mettre en lumière les enjeux antiracistes et décoloniaux qui animent les luttes anticarcérales actuelles.
Les trois jours s’ouvriront avec un tournoi de boxe, ce vendredi à 17 heures, sur l’île de l’Égalité à Villeurbanne. À la même adresse se dérouleront les événements du samedi avec une table ronde réunissant les collectifs « Idir Espoir et Solidarité », « Lyon Antifa », « Young Student Lyon », l' »association des victimes des crimes sécuritaires », « La fosse aux lyons », et « Lyon Anticra ». Un repas et un concert sont ensuite programmés pour la soirée.
Une marche place Bellecour pour clôturer le week-end
Retour à Lyon pour la journée du dimanche, avec une marche pour manifester contre les violences du système pénal et carcéral. Rendez-vous dès 15 heures, place Bellecour. Plusieurs collectifs seront présents, dont l’association « Idir Espoir et Solidarité ».
L’association existe depuis septembre 2020. Elle a été créé à la suite de la mort d’Idir Mederres dans la maison d’arrêt de Lyon Corbas. Il a été retrouvé pendu dans sa cellule. Depuis, le jeune homme est devenu un symbole de lutte contre les violences pénitentiaires.
Ses proches se battent désormais pour se mobilisent contre toutes violences carcérales et que la vérité soit établie sur les causes de sa mort. Il conteste la version du « suicide » avancée par l’enquête. Pauline Petitot, chargée d’enquête au sein de l’Observatoire international des prisons (OIP), témoignait en 2024 auprès de Rue89Lyon de l’aggravation des conditions d’incarcération.
Selon l’OIP, plus de 200 décès sont recensés chaque année dans les prisons françaises. Des morts notamment causées par des agressions, ou par des suicides. Or, l’association « Idir Espoir et Solidarité » le rappelle : la prison c’est « pour punir, pas pour mourir ».
