Gaël Perdriau sort de la cour d’appel de Lyon avec ses avocats
Ce lundi 8 juin s’ouvrait le procès en appel de Gaël Perdriau à la cour d’appel de Lyon, dans l’affaire dite du « chantage à la sextape ». Six mois après sa condamnation en première instance, l’ancien maire de Saint-Étienne est de retour devant la justice, et promet des révélations.
« Beaucoup de nouveaux éléments. » C’est ce que promet Gaël Perdriau, l’ancien maire de Saint-Etienne, sur les marches de la cour d’appel de Lyon. Sous contrôle judiciaire depuis trois mois après avoir passé plusieurs semaines derrière les barreaux, il est entré libre dans la salle d’audience, visage fermé. Les autres prévenus ne se sont pas exprimés devant la presse.
Les promesses de Gaël Perdriau n’ont cependant pas fait mouche du côté des parties civiles. « Il avait déjà dit ça en première instance », rappelle l’avocat de Gilles Artigues, Me Buffard. « Gaël Perdriau avait annoncé que le procès ferait « boom ». « Alors oui, ça a fait « boom », mais pas du bon côté », poursuit le conseil de la principale victime de cette affaire.
Pour rappel, cet ancien premier adjoint avait été victime d’une machination à la suite d’une vidéo intime tournée à son insu. L’objectif, selon l’accusation : faire chanter Gilles Artigues pour s’assurer de son plein soutien.
L’audience débute à 9 h 30, devant une salle comble. « Je répondrai à toutes les questions qu’on me posera », assure devant la cour Gaël Perdriau, le commanditaire du chantage contre son opposant politique, Gilles Artigues. Gilles Rossary-Lenglet, l’organisateur du piège tendu à la victime de l’affaire, comparait libre également.
Samy Kéfi, ex-adjoint à l’Éducation et principal acteur du « complot » présumé, fait son arrivée dans le box des prévenus, le visage serein. Avec Pierre Gauttieri, il est le seul à avoir dû sortir de prison pour venir. L’ancien directeur de cabinet et bras droit de Gaël Perdriau est aussi le seul à ne pas avoir fait appel de sa condamnation. Côté parties civiles, Gilles Artigues était de nouveau accompagné par sa famille, comme lors de la première instance en décembre dernier.
Presque quatre heures pour rappeler les faits
La première journée de ce procès-fleuve débute avec un long rappel des faits, de plus de trois heures trente, puis un retour détaillé sur la vidéo de la sextape tournée en 2015 dans un hôtel parisien, à l’insu de Gilles Artigues.
Cette première journée s’est conclue par le visionnage des vidéos de la sextape, à huis clos, avant que Gilles Artigues ne soit entendu. Les témoins cités s’exprimeront mardi et mercredi. Les avocats devraient plaider en fin de semaine.
Condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ferme en première instance, Gaël Perdriau a déjà perdu définitivement une première bataille : Saint-Étienne. Inéligible, il n’a pas pu se présenter, et son opposant socialiste Régis Juanico l’a facilement emporté.
