Publié le 16 avril 2026

3 min

Y aura-t-il un débat sur le projet de raffinerie EMME au prochain conseil de Bordeaux Métropole ?

#Actu

Ce vendredi soir, si le préfet de la Gironde n’accorde pas de délai pour permettre un débat au conseil métropolitain, le Plan local d’urbanisme sera considéré comme adopté sans l’avis des élus.

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Le terminal de Grattequina à Parempuyre, site choisi pour le projet de raffinerie EMME (Sepanso Gironde)

Ce vendredi soir, si le préfet de la Gironde n’accorde pas de délai pour permettre un débat au conseil métropolitain, le Plan local d’urbanisme sera considéré comme adopté sans l’avis des élus.

Le groupe Écologie et Solidarités de Bordeaux Métropole appelle l’État à permettre à la collectivité de se prononcer sur le projet industriel Emme, avant ce vendredi 17 avril minuit, date limite. Dans un communiqué diffusé ce 16 avril, les élus dénoncent l’absence de réponse du Préfet de la Gironde à un courrier adressé le 27 février par la présidente Christine Bost, dans lequel elle demandait un report du délai lié à la mise en compatibilité de son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).

Faute de retour, et alors que le conseil métropolitain n’a pas pu se réunir en raison des élections municipales, le risque est désormais de voir l’avis de la collectivité considéré comme favorable par défaut. Une perspective jugée « profondément antidémocratique » par le groupe, qui insiste sur la nécessité d’un vote formel des élus sur un projet « engageant le territoire pour plusieurs décennies ».

Respect des principes démocratiques

Le projet Emme prévoit l’implantation d’une usine classée Seveso dans une zone densément peuplée de la métropole bordelaise, sur les communes de Blanquefort et Parempuyre. Les élus écologistes pointent notamment les risques pour la population et l’environnement, liés au caractère inondable du site et à la présence de substances dangereuses. Ils rappellent également que l’enquête publique a suscité une forte opposition, avec plus de 85 % d’avis défavorables parmi les quelque 2 000 contributions recueillies.

Autre point de crispation : le financement du projet, soutenu par des aides publiques à hauteur de 150 millions d’euros. Pour le groupe Écologie et Solidarités, ces éléments renforcent la nécessité d’un débat démocratique local.

Les élus appellent enfin les maires récemment élus des communes concernées, « en particulier Thomas Cazenave », à appuyer leur demande afin de permettre la tenue d’un vote en conseil métropolitain. Le maire bordelais est attendu pour prendre la présidence de la collectivité au prochain conseil, le 24 avril. Les élus disent attendre « une réponse rapide et favorable » du préfet, au nom du respect des principes démocratiques.

Nouveau rassemblement

Le groupe Écologie et Solidarités de la métropole n’est pas le seul a réclamer un délai. Les associations opposées au projet de cette raffinerie de nickel et cobalt servant à fabriquer des cathodes de batteries électriques, ont organisé un rassemblement non déclaré lundi 13 avril devant la mairie pour interpeller le nouveau maire élu. L’administratrice de la Sepanso, Florence Bougault, a été reçue par le cabinet, mais affirme aujourd’hui qu’elle n’a eu aucune nouvelle de Thomas Cazenave.

« Ce qui se joue ici est grave. Ce n’est pas seulement un projet dangereux dans une zone inondable. Ce n’est pas seulement un retour en arrière sur des années de réflexion pour protéger la population des crues. C’est un affaissement. Une érosion lente, visible, palpable, de ce qui fait le coeur battant de notre vie commune : la confiance.  Et quand la confiance meurt, la démocratie disparaît », écrit Florence Bougault, dans un texte adressé à la rédaction.

Ce vendredi, un nouveau rassemblement est prévu à 9h place de la comédie à Bordeaux avec un happening.

Contactée sur ce sujet, la Préfecture n’a, pour l’instant, pas donné suite à notre mail.

Par Walid Salem

Publié le 16 avril 2026

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