Publié le 10 septembre 2026

3 min

Face au nématode du pin, une nouvelle serre confinée en Gironde pour faire avancer la recherche

#Actu

Alors que l’arrivée du nématode du pin dans le massif des Landes de Gascogne alerte en Nouvelle-Aquitaine, une nouvelle serre et des laboratoires visant à développer la recherche sur les maladies émergentes transmises aux végétaux, a été e inaugurée sur le site de l’INRAE à Villenave d’Ornon, mercredi 9 septembre.

Source :

Open link

Face au nématode du pin et autres ravageurs de culture, une nouvelle serre confinée vient d’être inaugurée par l’INRAE ce mercredi 9 septembre. (DR)

Alors que l’arrivée du nématode du pin dans le massif des Landes de Gascogne alerte en Nouvelle-Aquitaine, une nouvelle serre et des laboratoires visant à développer la recherche sur les maladies émergentes transmises aux végétaux, a été e inaugurée sur le site de l’INRAE à Villenave d’Ornon, mercredi 9 septembre.

L’INRAE (institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) vient d’inaugurer ce mercredi 9 septembre à Villenave d’Ornon, en Gironde, une serre de 132 m² hautement sécurisée et plusieurs laboratoires.

Ce nouvel équipement, installé au sein de la plateforme EMERGREEN ((EMERging plant pathogens in GREENhouses and labs), est destiné la recherche scientifique sur la lutter contre les maladies émergente qui affectent les plantes, qu’elles soient transmises aux plantes par des insectes vecteurs (phytoplasme de la flavescence dorée qui affecte la vigne, nématode du pin…), ou disséminés par voie aérienne (mildiou de la vigne ou fusariums du blé par exemple).

Une serre à 2,8 millions d’euros

Selon l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE), ce dispositif devrait permettre d’« anticiper les crises phytosanitaires » liées aux ravageurs de cultures et « à développer des méthodes de détection, de surveillance, à identifier des résistances variétales et à évaluer des stratégies de lutte biologique ou intégrée ». D’un coût de 2,8 millions d’euros, cette serre a notamment été financée pour près de moitié par la Région Nouvelle-Aquitaine, et à hauteur de 700000€ par l’Union européenne.

Mais éviter la propagation de ces parasites et les maladies affectant les plantes en réalisant des expérimentations dites « confinées » n’est pas une mince affaire. Pour y parvenir, les scientifiques doivent suivre à la lettre un strict protocole dans ces espaces confinés, en raison de la manipulation d’organismes pathogènes.

Petits insectes, grandes crises phytosanitaires

A Villenave d’Ornon, plusieurs chercheurs travaillent déjà sur le site sur le nématode du pin. Minuscule et translucide, mais pouvant détruire toute une forêt, ce ver originaire d’Amérique de Nord, inquiète particulièrement les autorités et la filière du pin maritime depuis son arrivée récente dans le sud ouest, probablement en provenance du Portugal et de l’Espagne. Introduit via un coléoptère dans le bois d’un conifère, il vient infester la sève et peut causer la mort de ce dernier.

En 2025, un premier cas avait d’abord été détecté à Seignosse dans les Landes, suite auquel 61 hectares de pins maritimes ont alors été abattus, puis un second, en mars 2026 à Angresse, à cinq kilomètres de là. Récemment, en juillet dernier, un autre cas a été signalé à Lescar dans le Béarn, où l’arbre hôte a été coupé en urgence.

Ces méthodes radicales découlent de la législation européenne qui impose l’éradication rapide de ces parasites mortels. Dans le cas des Landes, un arrêté préfectoral prévoyait une coupe rase dans un rayon de 500 mètres autour du foyer détecté ainsi qu’une zone tampon de 20 kilomètres autour de la zone infestée.

Par Lila Berdai

Publié le 10 septembre 2026

À lire aussi

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Thylan Brissy 

"L’immigration n’est pas un crime mais il y a eu des crimes contre l’immigration. Nous demandons la condamnation de ceux qui sont impliqués dans ce naufrage " réclame le frère d’une des 31 victimes du drame du 24 novembre 2021, au procès des passeurs présumés. Politis rapporte la douleur et le besoin de réponses des proches des disparu·es, dont certains ont fait le déplacement depuis le Kurdistan irakien pour assister à des débats qui s’étaleront sur trois semaines.

 

Peut-on se revendiquer "streamer du peuple" quand on s'affiche avec un influenceur masculiniste ou qu'on célèbre le don de 60 000 euros d'un milliardaire monégasque, tout en invitant les "smicards" à "cracher" leur argent ? Arrêt sur images revient sur le cas d’Anyme, figure montante de Twitch, dont les provocations ont entaché la dernière édition de l'évènement de jeu vidéo ZEvent.

#Communs

« Nous attendons depuis cinq ans la justice dans la douleur » : au procès des passeurs, les familles de victimes témoignent

Publié le 10/09/2026 à 14:49

9 min

Nabi Mustafa Mina s’avance à la barre. C’est le père de Zanyar, un des quatre disparus lors du naufrage meurtrier du 24 novembre 2021. « Nous vous demandons de dire clairement s’ils [les disparus] sont en vie. Et s’ils sont morts, de nous donner leur corps », dit-il en kurde. Comme les huit autres proches de victimes, présents […]