Dans une décision du 7 août, le Conseil constitutionnel a partiellement censuré la loi visant à prolonger de 90 à 210 jours (presque sept mois) le délai maximum d’enfermement des étrangers en centre de rétention. Le Conseil constitutionnel a estimé que l’allongement de cette durée « n’est pas proportionné à l’objectif de lutte contre l’immigration irrégulière poursuivi ».
Le Conseil a cependant validé le relevé des empreintes digitales et la prise de photos des personnes retenues, ainsi que la possibilité de placer en rétention les demandeurs d’asile. Cette dernière mesure, inscrite dans la loi immigration de janvier 2024, avait été précédemment censurée par le Conseil constitutionnel. Le lendemain de la censure, Bruno Retailleau a annoncé qu’il proposerait « un texte modifié » sur les délais de rétention.