Publié le 30 juillet 2026

4 min

Surchauffe du bâtiment Gina : l’opérateur de Nantes Métropole se défend

#Communs #Écologie

Mi-juillet, Mediacités révélait que les bureaux du « bâtiment totem » qui jouxte le futur CHU sur l’île de Nantes grimpent jusqu’à 37 degrés lors des canicules. Son propriétaire LOD, un satellite de la Métropole, assume son choix architectural, tout en confirmant la pose d’un système de climatisation.

Source :

Open link

Le bâtiment Gina, sur l’île de Nantes, avec en arrière‐plan le nouveau CHU. Photo : Samuel Hauraix / Mediacités

Ils étaient environ 150 invités sur la photo de l’inauguration du bâtiment Gina, le 19 juin 2025 sur l’île de Nantes, à quelques mètres du chantier du futur CHU. Au premier rang, on trouvait la maire‐présidente (PS) de Nantes Métropole Johanna Rolland, le président de la CCI Nantes‐Saint‐Nazaire, Yann Trichard, ou le directeur général du CHU de Nantes. Soit les principaux initiateurs du projet, présenté sur six étages comme le « lieu totem » du quartier d’innovation en santé en gestation.

Un peu plus d’un an plus tard, silence radio. Aucun d’entre eux, ni même un responsable de ces institutions, n’a réagi publiquement pour défendre les choix politiques, techniques et architecturaux d’un bâtiment à 19 millions d’euros à la pointe de l’éco-conception… où la température peut monter jusqu’à 37 degrés avec 55 % d’humidité lors des canicules, comme l’a révélé une enquête de Mediacités, publiée mi‐juillet. Finalement, la réponse officielle incombe à Loire Océan Développement (LOD), la société d’économie mixte satellite de la Métropole, qui est propriétaire de Gina.

« On n’avait pas anticipé une telle chaleur » : le raté de Gina, « bâtiment totem » de l’île de Nantes

« Solutions à faible empreinte carbone »

Son communiqué d’une page et demie au ton très technique, voire techno, a été publié ce 22 juillet sous le titre : « Note d’information sur la performance et le confort thermique de l’immeuble Gina ». Et comme son directeur opérationnel Florent Turck, qui s’était exprimé dans notre article, il assume les choix initiaux. « Notre priorité absolue a été, dès l’origine, de réduire drastiquement les besoins énergétiques en amont, en privilégiant des solutions passives à faible empreinte carbone », peut‐on lire.

« Le bâtiment intègre ainsi des dispositifs tels que l’inertie thermique, des protections solaires et une sur‐ventilation nocturne [qui ne fonctionne qu’en dessous de 23 degrés la nuit, NDLR]. Nous avons optimisé la performance intrinsèque du bâtiment pour limiter le recours aux énergies actives. » Autrement dit : sans installer de climatisation. Plusieurs architectes questionnés par Mediacités avaient relevé en outre la problématique de la structure bois et de la façade à ossature bois (FOB) de l’édifice, qui ont « peu d’inertie thermique ». 

Le bâtiment Gina, sur l’île de Nantes, avec en arrière‐plan le chantier du nouveau CHU. Photo : Samuel Hauraix / Mediacités

Pompe à chaleur en vue

« Notre priorité est donc d’ajuster le bâtiment à ces épisodes de canicules “XXL” tout
en maintenant cette exigence de frugalité », indique cependant LBO. Qui a engagé plusieurs études, notamment sur l’installation de « systèmes de rafraîchissement via une pompe à chaleur (PAC) air‐eau branchée sur les dalles actives », c’est-à-dire des tubes d’eau qui sont déjà coulés sur la dalle en béton. Les travaux seront finalisés « d’ici le printemps 2027 ».

Les trois quarts des 5 500 m² du bâtiment sont destinés à la location, principalement à 32 acteurs de la santé, du secteur public aux start‐ups (comme le Gérontopole des Pays de la Loire), mais également, hors santé, à une agence d’architecture ou une société de conseil en gestion d’affaires. 

Par Thibault Dumas

Publié le 30 juillet 2026

À lire aussi

#Pouvoirs #Communs

Les Girondins sont-ils suffisamment informés de la qualité de l’air et des risques liés aux fumées ?

Publié le 31/07/2026 à 06:00

9 min

Alors que les feux qui ont ravagé le nord du bassin d’Arcachon et le Médoc ont exposé des centaines de milliers d’habitants aux fumées, Génération Écologie Gironde déplore que toutes les informations ne soient pas disponibles sur les risques sanitaires. Atmo Nouvelle-Aquitaine défend, elle, la transparence de ses données. Au cœur du débat : la mesure des particules fines, notamment les PM2,5, et la manière d’informer les populations.

#Pouvoirs #Communs

184 habitations détruites au Porge par le feu : « Je ne cherche pas la polémique, j’attends des réponses »

Publié le 30/07/2026 à 17:00

5 min

Près de 700 sinistrés du Porge se sont regroupés au sein d’un collectif et préparent une plainte pénale après le mégafeu qui a détruit 184 habitations dans la commune. Sans vouloir « faire de polémique », ils réclament des explications sur les conditions de leur évacuation et les choix opérés durant la lutte contre l’incendie.

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Pendant l'été, La Presse libre vous propose de retrouver des éditions thématiques regroupant des articles parus depuis le début de l'année. Aujourd'hui, on s'intéresse au backlash anti-féministe neuf ans après la déferlante #MeToo.