Dans le quartier des hommes, de nombreuses cellules sont occupées par trois personnes alors qu’elles étaient initialement prévue pour accueillir un seul prisonnier. / Antoine Berlioz
Il est à peine 11 heures du matin à la prison de Toulouse‐Seysses, et la chaleur assomme déjà les trois détenus qui vivent dans cette petite cellule de 12 m². Un tee‐shirt est accroché au plafonnier pour tamiser la lumière crue de cette petite pièce, et un ventilateur tourne en continu.
« Il a fallu le cantiner [acheter, dans le monde carcéral] pour 18,50 euros », dit l’un d’entre eux, un humidificateur à la main qu’il ne cesse d’actionner pour se rafraîchir. « Si tu n’as pas d’argent ou pas de famille pour t’en envoyer un, tu n’as pas de ventilateur », poursuit‐il, assis en...
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