Published on 11 février 2026

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3 min

Mobilités : Catherine Trautmann veut tout revoir et imposer le « pied à terre » aux cyclistes

#News

Dans les années 90, Catherine Trautmann s’était fait élire avec la promesse de construire un tramway moderne à Strasbourg. De nouveau candidate en 2026, elle souhaite étendre le tram, restreindre les cyclistes au centre-ville et planifier l’évolution des mobilités jusqu’en 2050.

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Catherine Trautmann se voit en position de tout changer en 2026.

Dans les années 90, Catherine Trautmann s’était fait élire avec la promesse de construire un tramway moderne à Strasbourg. De nouveau candidate en 2026, elle souhaite étendre le tram, restreindre les cyclistes au centre-ville et planifier l’évolution des mobilités jusqu’en 2050.

Catherine Trautmann, de nouveau candidate aux élections municipales à Strasbourg, a présenté mardi 10 février à la presse une partie de ses propositions sur les transports et le stationnement. Et pour résumer : si elle est élue maire, elle remettra tout à plat avec des plans jusqu’en 2050.

Pour commencer, elle fera un nouveau schéma directeur des mobilités. Ce document de planification est pourtant assez classique à chaque nouveau mandat et la Ville s’en est dotée en décembre 2020. Mais les mobilités ont été « négligées par la municipalité écologiste » selon elle (voir notre bilan de Jeanne Barseghian sur les mobilités). Elle promet que ce schéma fera suite à une « grande conférence citoyenne » qui prendra « deux à trois années » à élaborer mais, assure-t-elle, le document intégrera toutes les mobilités et les ordonnancera jusqu’au milieu du XXIe siècle !

Sur la M35 par exemple, la voie rapide qui relie le nord de Strasbourg au sud, Catherine Trautmann prévoit de l’inclure à une nouvelle « gare haute », qui pourrait être située entre la gare actuelle et la place de Haguenau et qui permettrait de relier les quartiers ouest.

Le tram nord par la place des Halles

Pour l’extension du réseau du tramway, Catherine Trautmann prévoit d’abord de faire un audit de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). Elle accuse l’entreprise publique de s’être éloignée de sa mission de service public et de s’être orientée vers « une politique du chiffre ». Une fois la CTS recadrée, elle accordera la gratuité aux plus de 65 ans et pense créer des lignes sur les boulevards Wilson, Clémenceau et Anvers pour rejoindre la place d’Islande et créer une deuxième extension vers l’Allemagne.

Quant au tram nord, Catherine Trautmann est favorable à faire passer le tramway par la route de Bischwiller à Schiltigheim puis le connecter à la place de l’Homme-de-Fer par le boulevard Wilson, la rue du Travail et le boulevard de Sébastopol. Un projet qui entrerait en conflit direct avec le hub des bus interurbains qui a été installé par les Écologistes place des Halles après quatre années de travaux…

Sur le stationnement, même discours de tabula rasa : Catherine Trautmann créera d’abord un « observatoire du stationnement », en utilisant les données des voitures de contrôle qui ne seraient plus affectées aux verbalisations. Elle promet de baisser le coût du tarif résident de 5 à 20€ par mois (au lieu de 15 à 40€), d’accorder la gratuité des 30 premières minutes dans toutes les zones payantes, y compris les places violettes en centre-ville. Pour que les quelques 25% de salariés qui travaillent à Strasbourg puissent se garer en ville, elle promet de faire participer les employeurs au coût de leur stationnement. En outre, deux parkings en ouvrage seraient construits, au sud et à l’ouest de la Grande-Île.

Quant aux vélos, Catherine Trautmann promet de ne pas supprimer les pistes cyclables construites ou étendues par les Écologistes mais de revoir les zones accidentogènes. Elle s’adresse plus aux piétons, auxquels elle promet de réserver l’usage du centre-ville en imposant progressivement le « pied à terre » aux cyclistes.

Written by Pierre France•

Published on 11 février 2026

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