Published on 09 janvier 2026

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4 min

Municipales 2026 : pour exister dans la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert tape sur les Écolos

#Écologie #Pouvoirs

Jeudi 8 janvier, Nathalie Perrin Gilbert a rassemblé la presse pour lancer pleinement sa campagne. Si elle s’en est pris, sur le fond, à Jean-Michel Aulas, l’ancienne maire du 1ᵉʳ n’a pas hésité à tacler son ancien partenaire, le maire de Lyon, Grégory Doucet. 

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Nathalie Perrin Gilbert, le 8 janvier au club de la presse. ©PL/Rue89Lyon.

Jeudi 8 janvier, Nathalie Perrin Gilbert a rassemblé la presse pour lancer pleinement sa campagne. Si elle s’en est pris, sur le fond, à Jean-Michel Aulas, l’ancienne maire du 1ᵉʳ n’a pas hésité à tacler son ancien partenaire, le maire de Lyon, Grégory Doucet. 

Jusqu’où aller pour faire péter le duel « Aulas – Doucet » ? Jeudi 8 janvier, Nathalie Perrin-Gilbert a présenté ses vœux à la presse. Objectif : (re)lancer une campagne dans laquelle le maire de Lyon et (surtout) l’ancien magnat de l’OL prennent, clairement, toute la place.

Entouré de têtes connues à Lyon (lire par ailleurs), NPG a présenté une équipe quasi complète — les têtes de liste de six arrondissements sur neuf, ainsi que des têtes métropolitaines — et un projet se voulant « réaliste ». Création de la plus grande médiathèque de Lyon à la Guillotière, transformation du musée Guimet, création d’un conseil économique, social et environnemental municipal (CESEM)… Elle a (re)posé son objectif de proposer une place en crèche pour tous les enfants de Lyon de moins de trois ans, d’ici 2030.

« Nous avons une méthode et des objectifs, reprend l’élue. On va éviter la surenchère sur celui qui aura la plus grosse proposition. » Ça, c’est pour Jean-Michel Aulas. La proposition de l’ex-patron de l’OL pour la gratuité des cantines ? « Pourquoi pas, a-t-elle noté. Mais à quel prix ? Il va falloir que M. Aulas explique sur quel budget il va prendre… » L’égérie des Pentes s’est méfiée d’un projet qui tirerait la qualité du service vers le bas. Elle craint également « la vente du patrimoine de notre territoire », notamment, la Halle Tony Garnier.

« Grégory Doucet n’existe pas » : le tacle de Nathalie Perrin-Gilbert pour les municipales

Service minimum donc. Car, sur l’ensemble du point presse, c’est son ancien allié, le maire de Lyon sortant, qui en a pris pour son grade. Mauvaise « méthode », manque de concertation… Mais surtout, manque de leadership, si l’on en croit l’élue. « Grégory Doucet n’existe pas sur la scène politique à Lyon, a-t-elle taclé. C’est avec Bruno Bernard qu’il faut négocier. » Reprenant une critique formulée par Aulas, elle attaque le maire sur son manque d’intervention à la Métropole de Lyon.

Une punchline qui risque d’alimenter la presse, plus que les propositions de la candidate. « Parfois, pour sortir de la bipolarité en cours, il faut taper fort », commente un soutien. À l’écouter, on peine à penser que NPG a fait partie de la majorité en place. « J’en ai été remerciée », rappelle-t-elle. Si pour l’élue, tout n’est pas à jeter dans le mandat écoulé, une « déception » demeure.

Comme Georges Képénékian (à qui elle aurait fait une proposition d’alliance, sans avoir de contre-proposition de sa part), elle refuse de s’imaginer en dessous des 10 % au premier tour, bien que les sondages la créditent actuellement de 7 % des voix, au mieux.

Son but : être en tête à gauche au 1ᵉʳ tour et bénéficier d’une position de force pour négocier ensuite. Alors, au milieu du tintamarre des propositions adverses, NPG tente aussi de faire du bruit. Quitte à taper sur ses anciens alliés.

Un jeu qui pourrait faire perdre à gauche ? « Si on réfléchit comme ça, on accepte pas d’être dans un vrai débat », nous répond-t-elle. Parmi ses soutiens, on espère que, au moment du vote, les Lyonnais se souviendront plus de la raisonnabilité de sa campagne que du brouhaha fait par ses adversaires. Pas dit que cela suffise.

Written by Pierre Lemerle•

Published on 09 janvier 2026

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