Grégory Doucet (Ecologistes/union de la gauche), célèbre sa victoire devant un bar bondé à la Part-Dieu. ©Houcine Haddouche/Rue89Lyon
Dimanche 22 mars se tient le second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon et dans le Rhône. Le recul de Jean-Michel Aulas va-t-il se confirmer ? La désunion de la gauche va-t-elle leur faire perdre la Métropole ? Le Rassemblement national peut-il remporter une mairie du Rhône ? Rue89Lyon est en direct pour suivre cette soirée électorale minute par minute !
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Résultats définitifs à Lyon : Grégory Doucet réélu à Lyon à 3 000 voix près
Grégory Doucet (Union de la gauche et des écologistes) est définitivement réélu maire de Lyon avec 50,67% des suffrages exprimés devant Jean-Michel Aulas (49,33%). L’écart entre les deux hommes est d’environ 3 000 voix.
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Anaïs Belouassa Cherifi (LFI) : « Lorsqu’on perd, on l’admet avec prestance. Ce n’est pas ce que fait Jean-Michel Aulas »
« Ce soir, nous prenons à la vieille gauche des bastions », se satisfait Anais Belouassa Cherifi à propos de la victoire d’Idir Boumertit à Vénissieux, d’Hadi Mebarki à Saint-Fons et celle revendiquée d’Abdelkader Lahmar à Vaulx-en-Velin.
Quant à la bascule de la Métropole à droite, l’insoumise a déporté la faute sur « Michèle Picard et Hélène Geoffroy qui n’ont pas voulu fusionner ». « Elles en portent toutes les responsabilités », a-t-elle fustigé.
L’insoumise s’est également exprimée sur le dépôt d’un recours par Jean-Michel Aulas : « Lorsqu’on perd, on admet qu’on perd avec prestance. Ce n’est pas ce qu’est en train de faire Jean-Michel Aulas. »
Recours d’Aulas : « J’ai confiance dans les assesseurs et agents municipaux », réagit Grégory Doucet
Arrivé à la préfecture, Grégory Doucet a réagi à la contestation de défaite de la part de son adversaire Jean-Michel Aulas : « J’ai confiance dans les assesseurs, les agents municipaux qui ont fait un travail remarquable pour que ce scrutin se déroule au mieux. »
Il s’est également exprimé suite à la bascule à droite de la Métropole, dotée d’un plus grand budget et de plus importantes compétences que la Ville. « On aura probablement du fil à retordre, a-t-il lâché. Les communes sont des collectivités locales différentes de la Métropole, nous aurons besoin de travailler ensemble comme c’était déjà le cas avec la région ou l’État. Ce n’est pas exceptionnel pour un maire de travailler avec des collectivités d’autres couleurs politiques. »
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David Kimelfeld : « Jean-Michel Aulas a perdu, il faut qu’il en tire des leçons »
L’ancien président de la Métropole, David Kimelfeld (centre gauche) est venu écouter Gregory Doucet pour sa prise de parole au QG. Il se satisfait de ne pas voir la ville basculer à droite. « Aujourd’hui, Jean-Michel Aulas a perdu, il faut qu’il en tire des leçons. Il y a quelques mois on l’annonçait à 60-40 au 2e tour »
Pour lui, la victoire de Véronique Sarselli (Cœur lyonnais – LR) est en demi-teinte car il estime qu’elle va devoir faire face aux maires de gauche ou écologistes des principales grandes villes de l’agglomération. « Le ou la présidente de la Métropole va devoir être à l’écoute de ces maires et construire projet par projet, au risque d’une paralysie totale dommageable pour les habitants comme on a pu voir à Grenoble ou Marseille », indique-t-il. Pour lui, les maires vont garder un fort pouvoir sur ce qui pourra se faire ou non dans leurs communes.
Il invite Grand cœur lyonnais à s’inspirer de Gérard Collomb, « qui savait trouver des compromis avec des maires qui n’étaient pas de son bord »
« Au vu des irrégularités pendant le scrutin, nous avons déposé un recours », s’exprime Jean-Michel Aulas
Arrivé à son QG, Jean-Michel Aulas a exprimé ses premières réactions. « Il y aura probablement 1500 voix de différence », a estimé le candidat Cœur lyonnais très légèrement distancé par l’écologiste Grégory Doucet (50,4% contre 49,6%).
« Au vu des nombreuses irrégularités pendant le scrutin, nous avons déposé un recours », a poursuivi l’ancien patron de l’OL sans donner plus de précisions. Il revendique également la victoire de Grand Coeur lyonnais dans 10 circos métropolitaines et sa propre victoire, étant colistier dans la circonscription Lyon-Ouest.

Grégory Doucet se déclare vainqueur et prend la parole
Sur scène avec de nombreux élu·es (Sandrine Runel, Boris Tavernier, Augustin Pesche, Emmanuel Giraud, Valentin Lungenstrass, Marie-Charlotte Garin et Fanny Dubot), le maire sortant, se déclarant vainqueur, s’est exprimé : « Aujourd’hui, une nouvelle page de l’histoire de Lyon s’est écrite, les Lyonnais ont choisi de maintenir une trajectoire républicaine, responsable, généreuse et universelle. Merci aux militants qui se sont donnés même dans l’adversité, quand les sondages nous donnaient totalement perdants. Vous avez été flamboyants. »
L’écologiste a dit vouloir s’inscrire dans l’héritage « humaniste » de la Ville en citant de nouveau l’ancien maire Édouard Herriot. Il s’est aussi exprimé au sujet de la Métropole ayant basculé à droite : « Avec les autres maires progressistes, nous serons les défenseurs des politiques sociales et écologistes. Vous pouvez compter sur nous. »

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Vaulx-en-Velin : LFI revendique la victoire
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a revendiqué la victoire du mouvement à Vaulx-en-Velin représenté par Abdelkader Lahmar face notamment à la socialiste sortante Hélène Geoffroy.
Arrivée survoltée de Grégory Doucet à son QG
Bénéficiant d’une très courte avance selon les dernières estimations (50,4% contre 49,6% pour Jean-Michel Aulas), Grégory Doucet vient d’entrer dans le QG dans une ambiance survoltée, toujours sur Hung Up de Madonna. « Grégory, Grégory », crient les soutiens en tapant des mains. Le maire se fait même un peu chahuter par la foule qui l’acclame. Il peine à se frayer un chemin vers l’estrade.
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Véronique Sarselli arrive sous les applaudissements à la préfecture du Rhône
Alors que la Métropole de Lyon est donnée gagnante pour Grand Cœur lyonnais, Véronique Sarselli est arrivée sous les applaudissements à la préfecture du Rhône. « Ce soir les grands lyonnais ont exprimé leur volonté de changement. Évidemment, je félicite Jean-Michel Aulas. Il sera à côté de moi, je lui demanderai d’être vice-président », a-t-elle réagi.
La circonscription Lyon-Est gagnée par la droite
La candidate Grand Cœur lyonnais dans la circonscription métropolitaine Lyon-Est, Hélène Baronnier, a été largement applaudie au QG de Grand Cœur lyonnais.
« On a mis une bonne pétée à Benjamin Badouard (tête de liste dans cette circonscription pour la gauche unie, ndlr), la soirée est parfaite », se félicite Loïs Turpin, un des fondateurs de Génération Aulas et membre du syndicat étudiant très droitier l’UNI.
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Chez les écolos, réactions mitigées entre victoire possible de la Ville et perte de la Métropole
Benjamin Badouard, tête de liste dans la circonscription Lyon-Est, tire la tête, dans un état d’esprit « mitigé » entre la possible victoire à la ville mais la défaite à la Métropole. « Ça s’annonce mal dans tous les swing states, y compris dans ma circonscription », estime-t-il, pour expliquer la réaction anticipée de Bruno Bernard.
« On va devoir construire des résistances depuis la Ville », soutient Sophia Popoff, actuelle adjointe au Logement Les Écologistes, dans un état d’esprit combattif. « On a aussi des délégations importantes comme l’éducation, la petite enfance, la délivrance des permis de construire… », se satisfait-elle, estimant que la perte de la Métropole ne va pas faire perdre tout pouvoir à la Ville.
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Villeurbanne : Cédric Van Styvendael (PS) annonce sa victoire
Le maire socialiste sortant de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, a annoncé sa victoire sur le parvis de l’hôtel de ville avec 42% des suffrages exprimés. Il était arrivé en tête au premier tour avec 37,9% des voix face au socialiste dissident Jean-Paul Bret (18%), l’insoumis Mathieu Garabédian (17,5%) et la candidate Cœur lyonnais Sophie Cruz (13,5%).
« On remet la droite au conseil municipal et on recrée un groupe », lâche Sophie Cruz. Pour celle qui a quitté la 10ᵉ circonscription du Rhône, c’est un premier point dans une ville où elle a vécu en arrivant à Lyon. Pas de doute, elle a bien prévu d’y rester.

Vénissieux : le bastion communiste tombe
Idir Boumertit (LFI) a battu à 25 voix près, Michèle Picard, maire communiste de Vénissieux depuis 2009. Elle s’incline avec 33,9% des suffrages contre 34,11% pour son adversaire insoumis.
Concerné par l’impossible cumul de mandats entre ses fonctions de député et de maire, Idir Boumertit a affirmé « qu’il n’y avait pas de débat » et qu’il laisserait sa place à l’Assemblée nationale à sa suppléante.
Résultats de la Métropole : cris de joie au QG Cœur lyonnais
Alors que Bruno Bernard vient d’acter la défaite de l’union de la gauche et des écologistes à la Métropole de Lyon, l’espoir renaît clairement chez Grand Cœur lyonnais. Des hurlements de joie ont retenti dans le QG. « Tout est plein de surprises aujourd’hui, on va grappiller et on va espérer que la soirée se termine mieux qu’elle n’a commencé », a réagi Samuel Soulier.
« Les électeurs ont donné aux listes Grand Cœur lyonnais une majorité absolue « : Bruno Bernard acte la défaite de la gauche à la Métropole
« Cette campagne aura été difficile à bien des égards », a communiqué Bruno Bernard, président sortant de la Métropole de Lyon. Le candidat de l’union de la gauche et des écologistes acte la défaite : « Les électeurs ont donné aux listes Grand Cœur lyonnais une majorité absolue. » Il regrette que les « conditions d’un rassemblement de la gauche entre les deux tours n’ont pas pu être réunies ».
Tout en adressant ses « félicitations républicaines » à Véronique Sarselli, tête de liste Grand Cœur lyonnais, Bruno Bernard a signalé que le « territoire ne peut se permettre l’immobilisme, ni les choix de court terme, au moment où tant de défis sont devant nous ».
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Cyrille isaac sibille (Modem) : « C’est injuste pour Aulas »
Aulas n’a pas encore perdu. Mais, à la préfecture, ça commence les analyses. « C’est profondément injuste ce qui se passe. C’est grâce à Aulas qu’on a fait l’union, c’est grâce à lui qu’on écrase la concurrence à l’extérieur, lâche le député Cyrille isaac sibille (Modem). Mais, malheureusement, à Lyon, la sociologie fait que ça passe pas. » Quand on entend certains confrères, on se dit que JMA n’a pas choisi la bonne collectivité.
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À Vénissieux, Michèle Picard (PCF) donnée perdante
Selon les informations de BFM TV Lyon, Michèle Picard (PCF) serait battue par le candidat insoumis Idir Boumertit avec seulement 25 voix d’écart.
La maire sortante serait créditée de 33,9% des voix contre 34,11% pour Idir Boumertit. Pascal Dureau (Cœur lyonnais) cumulerait 20,44% des suffrages. Le candidat UDR-RN, Quentin Taïeb, serait à 11,55%.
Les regards rivés sur Rhône Amont et Portes du Sud pour la Métropole
Deux circonscriptions sont particulièrement scrutées pour les résultats des métropolitaines : Rhône Amont et Portes du Sud. Des querelles internes dans ces deux « swing states » ont rendu impossible une fusion entre la gauche unie et La France insoumise, risquant de faire basculer la Métropole à droite. Alors que le dépouillement est encore loin d’être terminé (10 %), les résultats provisoires ne sentent pas bons pour la gauche.
Pour Portes du Sud, la liste Cœur lyonnais de Nathalie Frier est pour le moment créditée de 47,84% des suffrages, contre 21,18% pour celle menée par Michèle Picard (Gauche unie) et 11,22% pour LFI derrière Idir Boumertit. Laurence Fautra (Cœur lyonnais) est en tête à Rhône Amont avec 57,57% des suffrages,, 16,72% pour Hélène Geoffroy menant la liste de la gauche unie et seulement 4,53% pour la liste insoumise de Fatiha Didaoui. Le RN est crédité de 21,17%.
Chez les soutiens de Grégory Doucet, « ne pas crier victoire trop vite »
Marie-Charlotte Garin, tête de liste de la circonscription Lyon-Sud-Est pour l’union de la gauche et des écologistes, a un grand sourire mais ne veut pas crier victoire trop vite. « L’écart s’est un peu resserré », note-t-elle. À côté d’elle, un élu « n’arrête pas de recevoir des bravos » sur son téléphone.
L’écart se resserre entre Aulas et Doucet
L’écart se resserre entre Grégory Doucet (51,8%) et Jean-Michel Aulas (48,2%) selon les dernières estimations Ifop-Fiducial pour TF1 et LCI. Les discours au QG de Cœur lyonnais restent défaitistes mais ces derniers chiffres redonnent espoir à certains.
Des estimations placent Grégory Doucet en tête
Une estimation de résultats d’Ifop-Fiducial pour TF1 et LCI place le maire sortant Grégory Doucet en tête à 54 % devant Jean-Michel Aulas à 46%.
Des chiffres qui tombent alors que court aussi la rumeur, au QG de l’union de la gauche, d’une victoire d’Emmanuel Grégoire (candidat de la gauche unie, à Paris). L’ambiance s’est d’un coup détendue, on entend des rires et des cris de joie.
Dans le camp d’Aulas, on relativise : « Pour l’instant ce n’est pas la moitié d’une tendance », estime Samuel Soulier, élu maire du 6ᵉ arrondissement au premier tour. « Il faut attendre de voir si ça se confirme, temporise Emmanuel Hamelin (Horizons). J’imaginais que les choses seraient plus serrées que ça. »
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Le stress monte dans les QG des deux candidats à Lyon
Beaucoup de stress du côté du QG de Grégory Doucet (Union de la gauche et des écologistes), les élu·es ne s’hasarderont pas à faire des commentaires sur les premières estimations qui tomberont vers 21h, contrairement au premier tour. « Cette fois, 2% de différence entre les estimations et les résultats finaux, ça peut décider si vous êtes maire ou pas », commente Gautier Chapuis, actuel adjoint et colistier sur la liste pour la mairie centrale.

Du côté des soutiens de Jean-Michel Aulas, plus de jeunes et d’activité au local de campagne que lors de la soirée du premier tour. Toutes les équipes sont rivées sur les écrans et le stress monte également. Les équipes comptent sur « l’effet repoussoir » de La France insoumise, la fusion technique opérée avec l’union de la gauche ayant été ardemment attaquée par Cœur lyonnais pendant la campagne d’entre-deux-tours. « Il n’y a pas de raisons que ce ne soit pas pareil ici », glisse un militant macroniste local.

Le RN obtient sa première commune dans le Rhône
L’ancien fief de Michel Mercier est tombé. Thizy-Les-Bourg, qui a été dirigée par ce baron centriste pendant plus de 30 ans, est tombée entre les mains du Rassemblement national. Collaborateur politique du député local Jonathan Gery, Rémi Berthoux arrive en tête avec 46,36 % des suffrages dans cette ville de 4000 habitants.
Derrière lui, l’actuel maire Ludovic Cherpin (Unis pour Thizy-Lès-Bourg) suit avec 38,02 %. Le poulain de Michel Mercier, Martin Sotton, ferme la marche avec 15,54 %. Celui-ci était maire de la commune, avant Ludovic Cherpin. Comme aux législatives 2024, l’absence de Front républicain a fait gagner l’extrême droite.
Dépouillement sous tension à Vaulx-en-Velin
Selon Le Monde, le dépouillement de certains bureaux de vote est « électrique » à Vaulx-en-Velin. En cause ? La liste de Christine Bertin (Divers centre), qui s’était maintenue au second tour avec 12,56% des suffrages, pourrait être « frappée de nullité ». La nationalité néerlandaise d’une candidate de la liste n’était pas mentionnée sur le bulletin de vote.
Une tension de plus dans la commune où la bataille fait rage entre la candidate PS Hélène Geoffroy, arrivée en tête au premier tour mais talonnée de quelques 200 voix par le candidat insoumis Abdelkader Lahmar.
À Villeurbanne, une participation en baisse?
Au bureau de vote 42 du palais du travail à Villeurbanne, un votant est étonné par la faible participation dans son bureau (40% à 19h) « c’est peu ! Moi j’ai bien compris l’enjeu des deux élections mais il faut s’y intéresser… »
Une autre votante du même bureau ne s’était pas déplacée au 1er tour « mais au second je voulais voter contre LFI », dit-elle. Elle a voté RN à la métropole et Jean-Paul Bret pour la ville. « Il y a vraiment eu trop de travaux avec le maire actuel et j’ai connu Jean-Paul Bret comme maire… »
Le timing de la soirée électorale
Dans une heure, les bureaux de vote auront fermé à Lyon et Villeurbanne. Les premières estimations ne devraient pas arriver de suite.
En théorie, Jean-Michel Aulas ne devrait pas prendre la parole avant 22 h, voire 22 h 30. On imagine que Grégory Doucet ne se prononcera pas non plus avant cette heure… Patience. Les résultats du Rhône, notamment d’une commune comme Thizy, qui risque de basculer dans le giron du RN, devraient arriver plus tôt.
Pour les couche-tôt, vous aurez tous les résultats et analyses nécessaires dans la lettre-info Matinale de Rue89Lyon, demain matin. Pour les plus chevronnés, on est ensemble jusqu’à 2 h, voire 3h du matin. Restez dans le coin !
À la Duchère, des tensions qui en disent beaucoup
Dans le gymnase de la Martinière Duchère, la tension est montée d’un cran en début d’après-midi. Selon les éléments à notre disposition, la police et la commission de contrôle des opérations de vote sont passées voir si le scrutin se déroulait normalement dans les bureaux 920 et 919.
En cause ? Une membre de Cœur lyonnais aurait dénoncé la distribution de tracts LFI (bien que ces derniers ne soient présents ni pour la mairie centrale, ni pour la Ville, ni pour la Métropole sur ce bureau) aux électeurs. Par ailleurs, un ensemble de personnes serait resté dans le gymnase, interpellant les électeurs… le tout créant une forme de confusion. Ce qui a poussé à une intervention des forces de l’ordre. Contactée, la Ville n’avait pas encore d’éléments à nous fournir, vers 17 h 30.
Si la situation semble être revenue au calme, les électeurs ont donc vu passer des policiers devant les lieux. Une scène qui illustre la tension pouvant exister dans ce scrutin.
Pour rappel, ce bureau est situé sur la circonscription Lyon-Ouest pour les métropolitaines. Or, les résultats risquent d’être très serrés sur ce territoire. Sachant que, si la gauche l’emporte sur Lyon-Ouest, Jean-Michel Aulas pourrait ne pas siéger au conseil métropolitain.

À 17 h, la participation en baisse dans le Rhône
À Lyon, la participation semble légèrement marquer le pas vers 16 h, suivant les tendances du département. À 17 h, la préfecture communiquait sur 45,09 % de participation, contre 48,27 %, à la même heure, la semaine dernière. Des chiffres qui se rapprocheraient (presque) de ceux de 2014 (49,64%), dernière élection de référence (celle de 2020 étant marquée par la crise sanitaire). À noter que beaucoup de maires ont déjà été élu·es dans le département.
Pour les élections métropolitaines, des enjeux et un scrutin ultra-serré
Unique en son genre, la métropole rassemble l’essentiel des compétences en matière de transport, d’urbanisme et de logement. La droite pourrait profiter des divisions de la gauche pour tenter de ravir la collectivité aux écologistes. Elle a déjà remporté 4 circonscriptions et 37 élus au premier tour. Les regards seront notamment portés sur les circos Rhône-Amont, Portes du Sud et Lyon-Ouest, où les résultats s’annoncent indécis.
Pour tout comprendre, suivez le guide !
À Lyon, la participation finalement… En baisse à 16 h
Alors qu’elle était annoncée en hausse à la mi-journée, la participation aurait légèrement baissé à 16h, selon les dernières estimations de la Ville. À 16 h, nous serions sur :
- 44,81 % de taux de participation pour la mairie centrale (47,37 % au premier tour)
- 45,54 % pour les arrondissements (47,53 % au premier tour)
- 44,90 % pour la Métropole (45,41 % au premier tour).
Les habitants ont-ils plus voté le matin qu’au premier tour ? Ou est-on sur un électorat différent qui se serait déplacé au bureau de vote ? En tout cas, il reste quelques heures pour se rendre aux urnes. Les bureaux de vote ferment à 20 h, à Lyon et Villeurbanne, et à 18h, dans la plupart des autres communes du Rhône.
Oullins-Pierre-Bénite : une participation pour les métropolitaines en baisse
À Oullins-Pierre-Bénite, où le maire a été élu dès le premier tour, les métropolitaines ne semblent pas enthousiasmer les foules. Vers 14 h, on compterait – 8 points de participation sur l’ensemble des bureaux de vote. À la même heure, il y avait 267 bulletins de déposés dans le bureau de l’école d’Ampère d’Oullins, contre 477 pour les élections de dimanche dernier.
Cela pourrait-il avoir un impact sur l’élection ? A priori, difficile de penser que la circonscription de Lônes et Coteaux échappe à la droite. Mais qui sait.
Loi PLM et méli-mélo : toujours la galère dans certains bureaux
À Lyon, certains bureaux ont trouvé leur fonctionnement pour la loi PLM et ses trois votes, mais pas tous. Une assesseuse a ainsi constaté de grosses différences de participation entre les trois élections au bureau 735. « Il y a eu de 3 à 5 points de participation en moins aux métropolitaines et pour les arrondissements qu’aux municipales », estimait-elle (à la grosse louche). Dans d’autres bureaux, par contre, la participation est la même pour tous les votes.
Conséquence à Lyon, les estimations de taux de participation à 14 h à Lyon fluctuent :
- 35,51 % pour la mairie centrale
- 35,07 % pour les arrondissements
- 34,10 % pour la Métropole
Attention, ces chiffres ne sont pas définitifs. Il s’agit d’estimations établies sur les bureaux de vote des mairies d’arrondissement.
À la mi-journée, la participation (légèrement) en hausse à Lyon
Les matinaux sont plus allés voter qu’au premier tour. Selon les estimations de la Ville, 24,31 % des Lyonnais inscrits sur les listes électorales s’étaient rendus aux urnes à 12 h, soit quasiment 1 point de plus qu’au premier tour (23,26 %).
Petit point étonnant ? La participation pour le vote d’arrondissement est (très légèrement) supérieure à celle pour la mairie centrale (24,39 %). Encore une fois, les habitants ont (pour l’instant) moins voté pour la Métropole (23,21 %). Néanmoins, cette hausse de la participation est visible pour tous les scrutins. Ces chiffres restent bien inférieurs à ceux des législatives 2024 (29,78 %).
À qui profitera cette mobilisation ? Nul doute que, dans les QG des candidats, la question doit alimenter les débats. Beaucoup s’attendent à des résultats serrés à Lyon.
Trois votes, mais pas pour tout le monde
Ce dimanche 22 mars, vous allez peiner à vous accorder avec vos amis (métropolitains) pour aller voter. À Lyon, certains glisseront trois bulletins dans trois urnes, dans le cadre de la loi PLM (mairie centrale, arrondissements et Métropole).
D’autres, les habitants du 5ᵉ et du 6ᵉ, ne voteront que deux fois (leur maire d’arrondissement ayant déjà été élus). Au sud de l’agglo, à Oullins-Pierre-Bénite (par exemple), les électeurs – s’ils y pensent – ne voteront qu’une fois, pour les métropolitaines. Leur maire, Jérôme Moroge (LR – Grand cœur lyonnais), a déjà été élu au premier tour, comme la plupart des maires du Rhône. Malgré sa victoire, celui-ci a battu campagne dans l’entre deux tours pour rappeler qu’il fallait retourner aux urnes et ne pas oublier de le choisir pour la Métropole, scrutin on ne peut plus décisif…
Enfin, dans d’autres communes, comme à Rillieux, Caluire, Tassin-la-Demi-Lune… Les habitants n’ont pas à se déplacer : leur maire a déjà été choisi et leur circonscription métropolitaine est passée (en l’occurrence) à droite.
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Le deuxième tour des élections municipales et métropolitaines signe la fin d’une campagne très particulière à Lyon. La candidature de l’ancien président de l’OL, Jean-Michel Aulas, est venue bousculer les équilibres politiques locaux, mettant en difficulté le maire sortant écologiste Grégory Doucet. Celui-ci s’est placé devant son adversaire d’une courte tête le 15 mars dernier, déjouant les sondages qui le donnaient en retard sur « JMA ».
Qualifiée pour le second tour avec 10,4% des voix, La France insoumise, représentée par Anaïs Belouassa-Cherifi, a choisi la fusion avec Grégory Doucet. Un accord dont Jean-Michel Aulas a fait son principal argument d’entre-deux-tours, espérant utiliser le repoussoir « LFI » pour l’emporter.
Conclu à Lyon, cet accord entre LFI et le reste de la gauche n’a pas réussi à se faire pour la Métropole. Grand Cœur lyonnais, et plus particulièrement des têtes de liste Les Républicains, ont déjà remporté quatre circonscriptions et 37 sièges sur les 150 du conseil métropolitain.
Le président écologiste candidat à sa réélection, Bruno Bernard, est en difficulté. Le match s’annonce serré à Rhône-Amont, Portes-du-Sud, Lyon-Est, Lyon-Nord et Lyon-Ouest. Le retrait sur le fil de LFI dans la circonscription Lyon-Ouest, vendredi 20 mars, relance (un peu) le match qui semblait perdu d’avance.
