Published on 07 septembre 2026

3 min

« On veut que ça change, car on ne lâchera pas »: 250 personnes mobilisées à Bordeaux contre les violences faites aux femmes et aux enfants

#Communs #Genres

Alors que la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants arrive à l’Assemblée nationale, la mobilisation reprend avec des manifestations devant tous les tribunaux, comme après le déclenchement de l’affaire Lyanna.

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250 personnes mobilisées sur le Parvis des Droits de l’Homme à Bordeaux, lundi 7 septembre à 19h (LB/Rue89 Bordeaux)

Alors que la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants arrive à l’Assemblée nationale, la mobilisation reprend avec des manifestations devant tous les tribunaux, comme après le déclenchement de l’affaire Lyanna.

C’est un sentiment de colère et un brin d’espoir qui règne sur le parvis des Droits de l’Homme à Bordeaux, ce lundi 7 septembre à 19h. Face à l’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans violée et tuée par Jérôme Barella, visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans être inquiété, une série de rassemblements s’était tenue avant l’été devant les tribunaux de France.

Alors que la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants commence son parcours à l’Assemblée nationale, 250 personnes se sont à nouveau réunies à Bordeaux.

« On veut que ça change, car on ne lâchera pas », affirme Ouissem dans la foule, qui avait déjà répondu à l’appel lors des précédentes mobilisations.

« Un enfant violé toutes les 3 minutes en France »

« Un·e enfant·e violé·e toutes les 3 minutes en France, 18 par heure, 450 par jour », sont les mots peints en rouge et noir sur une grande pancarte que porte le collectif enfantiste. Et « ces chiffres sont largement sous évalués. Il est de notre responsabilité de les faire diminuer, afin de protéger les enfants et les adultes de demain ».

La Coalition Féministe et Enfantiste qui a planché sur ce texte espère qu’elle sera votée le 28 septembre prochain par l’Assemblée Nationale, après un passage par la commission spéciale sollicitée. Cette première étape sera décisive pour la réforme du système judiciaire, mais aussi dans la prise en charge des victimes. Parmi les 79 articles figurent par exemple la formation de la police judiciaire et les forces de l’ordre aux violences sexistes et sexuelles (VSS), la création d’unités spécialisées ou encore la reconnaissance des violences obstétricales et gynécologiques.

« Un projet global de société »

Pour que la loi soit pleinement efficace, les organisateurs de la mobilisation mettent l’accent sur un financement de « 3 milliards a minima par an » que doit allouer l’État à cette lutte. Une paille face au « coût immense du déni de ces violences », selon Elisabeth, militante au Planning Familial.

Ce budget, poursuit-elle, doit être perçu « non comme une simple dépense, mais bien comme un investissement » dans la justice, la police, les aides sociales, les aides à l’enfance, les soins, afin de lutter systématiquement contre les VSS, accompagner les victimes, ou encore « mener un travail de prévention auprès des agresseurs ».

« C’est un projet global de société, qui passe par la détection et la prévention des violences systémiques, mais aussi par l’accord des victimes, et de vraies formations des professionnels aux VSS », expliquent des membres du Collectif Enfantiste. Lorsque la mobilisation touche à sa fin, quelques minutes de bruit viennent remplacer le silence, afin de rendre justice à tous les enfants et femmes victimes de ces violences.

Written by Lila Berdai

Published on 07 septembre 2026

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#Libertés #Communs

« Empêcher le permis de tuer pour la police d’entrer dans notre système judiciaire »

Published on 18/09/2026 à 17:11

8 min

Avec la mobilisation “Non au permis de tuer” ce 20 septembre dans une centaine de villes en France, familles de victimes, associations, syndicats et partis de gauche se retrouvent autour d’un même appel. Samia El Khalfaoui, tante d'une victime et cofondatrice de Stop aux violences d'État, raconte comment ce front s’est construit et pourquoi ses organisateurs veulent l’inscrire dans la durée.

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Par Thylan Brissy

Des milliers de personnes ont défilé ce week-end, partout en France contre, la proposition de loi instaurant "une présomption d'usage légitime de l'arme" pour les forces de l'ordre, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet. Politis donne la parole à deux figures de la mobilisation pour revenir sur ses origines et sur la suite du mouvement.

 

C’est dans un wagon-bar que Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a évoqué auprès de journalistes la présence d'un "dérivé de la cocaïne" dans le sac de Rima Hassan lors de sa garde à vue. Arrêt sur images revient sur l'emballement médiatique autour de cette fausse information et sur le silence de chaînes d'informations (BFMTV, LCI, CNews) lorsqu'il a fallu la démentir.

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#Libertés #Communs

« Empêcher le permis de tuer pour la police d’entrer dans notre système judiciaire »

Published on 18/09/2026 à 17:11

8 min

Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet, une proposition de loi souhaite instaurer une présomption d’usage légitime de l’arme pour les policiers et les gendarmes. En clair, lorsqu’un agent fait feu, il est présumé avoir agi dans l’un des cas autorisés par l’article L. 435-1, dans le respect de l’absolue nécessité et […]