Published on 16 avril 2026

4 min

Le Musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux rouvre enfin ses portes au public

#Racisme

Après trois ans de fermeture pour travaux, le Musée des arts décoratifs et du design rouvre partiellement ses portes le 22 avril 2026, offrant au public l’occasion de (re)découvrir l’ancienne prison.

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Après 3 ans de travaux, le MADD rouvre ses portes au public (MP/Rue89 Bordeaux)

Après trois ans de fermeture pour travaux, le Musée des arts décoratifs et du design rouvre partiellement ses portes le 22 avril 2026, offrant au public l’occasion de (re)découvrir l’ancienne prison.

Lancé en 2016 par Alain Juppé, alors maire de Bordeaux, le projet de restauration du Musée des arts décoratifs et du design (MADD) touche désormais à sa fin. Après cinq ans d’études et trois ans de travaux, menés par le cabinet Antoine Dufour Architectes, une partie du musée rouvrira à partir du mercredi 22 avril.

De nouveaux espaces réaménagés seront accessibles au public, notamment dans l’ancienne prison. La partie de l’hôtel particulier de Lalande sera, elle, toujours en travaux et devrait ouvrir fin 2027.

Un chantier « vertueux » de 14,14 millions d’euros

En l’absence de la directrice du musée, Constance Rubini, c’est Étienne Tornier, directeur adjoint, qui a présenté les nouveaux aménagements à la presse.

Il a salué un résultat « vertueux » et respectueux de la transition énergétique, permettant une réduction de 40 % des consommations d’énergie. Le raccordement au réseau de chaleur urbain de Mériadeck y contribue largement, tout comme l’utilisation d’ampoules LED et le travail mené sur l’isolation des murs du musée.

Avec un budget de 14,14 millions d’euros hors taxes, le MADD s’est ainsi refait une beauté. Financés par la Ville de Bordeaux, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’État et l’Union européenne, ces travaux de rénovation ont permis de « redonner une atmosphère à ce lieu en travaillant avec les lumières et les espaces », selon Aymeric Antoine, du cabinet Antoine Dufour Architectes.

Jean-Baptiste Fastrez et Etienne Tornier Photo : MP/ Rue89 Bordeaux

Le réemploi, mot d’ordre des travaux

Le réemploi a également fait partie des consignes. Deux cents tonnes de matériaux ont été réemployées, dont 85 % provenant du musée lui-même. Les pierres issues des démolitions ont été réutilisées pour les murs. Les tuiles de l’hôtel de Lalande ont trouvé leur place sur le toit de l’ancienne prison. Dans le nouvel espace d’accueil/boutique, on retrouve aussi les planches de l’atelier du musée, transformées en meubles.

« L’idée, c’est que ce soit comme une maison de collectionneur. Cet aménagement est aussi un laboratoire où l’on réfléchit à la manière d’utiliser le réemploi », explique Jean-Baptiste Fastrez, designer du mobilier.

Parallèlement, certains aménagements ont été conçus pour être multifonctionnels. Les salles d’exposition peuvent être transformées en salles de conférence. L’une d’elles, munie d’une grande fenêtre amovible de 2,5 tonnes, peut s’ouvrir sur une terrasse offrant un « bel endroit scénographique », comme l’a indiqué Étienne Tornier.

Des expositions temporaires

Dès l’accueil, le musée propose trois espaces : la salle des vases, où l’on trouve une soixantaine de pièces ; la salle René Buthaud, qui offre un large aperçu du travail du céramiste bordelais ; et le cabinet des arts graphiques, qui accueille le premier volet d’une série de trois accrochages : Morceaux choisis – Regard sur la collection de dessins de Jacques Sargos, un collectionneur bordelais qui a fait don au musée de 137 dessins anciens et modernes.

Deux expositions temporaires sont également en cours. La plus importante est consacrée à Pauline Deltour, architecte et designer française disparue prématurément. Situées au centre du bâtiment, ses œuvres sont exposées sous une lumière naturelle, dans un semblant de pergola. Les visiteurs pourront admirer son travail jusqu’au 21 septembre 2026.

Le cabinet des arts graphiques Photo : MP/Rue89 Bordeaux

La deuxième salle d’exposition temporaire, ancienne salle de conférence, accueillera régulièrement des expositions dédiées à « un geste, un matériau, sans frontière d’époque ou géographique, en dialogue avec des pièces contemporaines », comme l’indique le directeur adjoint. L’exposition actuelle, intitulée Céramiques, corps sensibles, présente 80 pièces produites sur différents continents et à diverses époques, allant de l’Égypte antique à l’époque moderne.

« Nous avons cherché un dénominateur commun à tous les objets en céramique que nous exposons ici. Nous avons choisi le corps, parce que le vocabulaire de la céramique se rapproche de celui du corps. On y parle aussi de pied, de col ou de lèvre », explique Etienne Tornier.

Pour cette exposition, visible jusqu’au 4 janvier 2028, de nombreuses pièces ont été prêtées par d’autres musées, notamment le musée des Confluences de Lyon, le musée Ariana de Genève ou encore le musée du Louvre, à Paris. Pour vous y retrouver, consultez les livrets d’information disponibles dans la salle.

L’inauguration officielle du MADD, prévue le mercredi 22 avril à 18h30, sera suivie dans la cour d’honneur d’un concert de Lucky Love à 21 h, puis d’un DJ set (gratuit, sans réservation, dans la limite des capacités d’accueil du site).

Written by Marie Pruvost

Published on 16 avril 2026

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