Pat Batard / Hans Lucas via AFP
Arthur*, maraîcher bio en Gironde, l’a en travers de la gorge. Sur sa commune du vignoble des Graves, quelques hectares de vigne ont été récemment mis en vente. « J’aurais aimé les acheter pour étendre mon activité. Comme personne n’en veut à cause de la crise, je m’attendais à un tarif de 6 000 euros, voire 8 000 euros l’hectare », raconte-t-il. C’était sans compter le projet de ligne à grande vitesse (LGV) : « Comme SNCF Réseau a besoin de terres pour sa compensation écologique, l’agriculteur a pu vendre trois fois plus cher. À ce prix-là, ce n’était plus possible pour moi », regrette-t-il.
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