Published on 08 mai 2026

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2 min

À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite

#Extrême droite

Le tribunal administratif a rejeté la levée d'interdiction demandée par les organisateurs du C9M, une marche néofasciste en hommage à un militant mort le 9 mai 1994.

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Comité du 9 mai, 2025.

Contrairement aux années précédentes, les drapeaux noirs du Comité-9-Mai ne pourront pas flotter librement sur le quartier latin. Saisi après un arrêt d’interdiction émis mardi 5 mai par le préfet de police de Paris, le tribunal administratif a rejeté la requête du C9M.

Leur marche annuelle, organisée après la mort accidentelle du militant du groupuscule pétainiste l’Oeuvre française, le 9 mai 1994, reste interdite. Les néofascistes ne pourront scander, au lendemain de la victoire des Alliés contre le régime nazi, leurs slogans appelant à la révolution nationaliste sous la protection des forces de l’ordre.

Au cours de l’audience, tenue hier au 7, rue de Jouy, dans le 4e arrondissement de Paris, le préfet de police a soutenu que les risques de troubles à l’ordre public existaient et que les forces de l’ordre étaient déjà « fortement mobilisées durant ce week-end ne permettant pas une sécurisation de la manifestation », selon l’ordonnance du tribunal que Politis a pu consulter.

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Les trois juges des référés qui se sont occupés du dossier admettent que « la manifestation qui s’est déroulée en 2025 a donné lieu à l’exhibition de signes se rattachant à l’iconographie néo-nazie et à la tenue de comportements et de propos constitutifs d’appels à la haine et à la discrimination, tels que des saluts nazis ou des slogans homophobes et xénophobes. » En effet, plusieurs des militants arborent, chaque année, des tatouages appartenant aux répertoires nazi et fasciste. Des saluts nazis avaient aussi été filmés.

L’ordonnance précise également que « des affrontements entre militants antifascistes et membres de groupes d’ultra-droite ont eu lieu ces derniers mois dans plusieurs métropoles françaises ainsi qu’à Paris ». Un contexte qui pousse les juges à « regarder comme élevé le risque de survenue d’altercations violentes » entre les militants du C9M et les participants à la marche antifasciste, dont la levée d’interdiction a elle aussi été rejetée par le tribunal administratif, contrairement au village antifasciste qui a lieu ce vendredi 8 mai, sur la place du Panthéon. Le C9M peut faire appel de cette ordonnance au Conseil d’État. Et leurs militants, chauffés à blanc, pourraient aussi défiler malgré l’interdiction.

Written by Hugo Boursier•

Published on 08 mai 2026

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