Published on 08 octobre 2026

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3 min

« Le sol est sec, mais nos enfants ne peuvent pas sortir : dehors, il pleut des balles »

#News

Après avoir été témoins de trois fusillades en l'espace de trois jours début octobre, les habitants, familles et parents d'Empalot et des quartiers alentours expriment leur sentiment d'abandon. Ils réclament à la mairie de Toulouse une sécurisation humaine et continue du quartier et un plan d'urgence.

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La mairie de Toulouse prône la protection via une campagne publicitaire. Photo A.P

Comme à Bellefontaine, les Izards ou à la Faourette, à Empalot, la violence armée dicte désormais le quotidien de tout un quartier en plein jour. En l’espace de 72 heures, notre secteur a été le théâtre de trois fusillades successives sur la place Aline‐Viadieu (les 4, 5 et 6 octobre 2026), faisant plusieurs blessés graves au milieu des commerces et à quelques mètres de la crèche municipale, sur un lieu de passage de tous les habitants. « Le sol est sec, mais nos enfants ne peuvent pas sortir : dehors, il pleut des balles ».

Face à cette horreur, toutes nos pensées vont immédiatement aux blessés, à ceux qui ont perdu la vie, ainsi qu’à leurs familles plongées dans la douleur. Ce cauchemar ravive le traumatisme du 14 avril 2026, où des tirs avaient déjà éclaté à quelques mètres de la crèche en pleine journée.

Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la population d’Empalot et alentours qui y vient, qui vit dans l’effroi. Parents, résidents et professionnels des services publics partagent la même angoisse pour leur vie et celle de leurs enfants.

Face aux affiches publicitaires de la Mairie de Toulouse vantant « Agir + Protéger mieux », le sentiment d’abandon sur le terrain est total : aucune présence institutionnelle, aucun soutien aux équipes, aucune réunion publique ni information transparente.

Au‐delà de la communication, nous exigeons des actes durables.

Habitants et familles d’Empalot et quartiers proches adressons deux demandes urgentes à la Mairie de Toulouse :

1. La sécurisation humaine et continue du quartier et de ses structures : le déploiement permanent et visible de mesures de protection aux abords et au sein de la crèche, halte‐garderie, école, mais aussi dans l’ensemble des structures publiques alentours, comme la ludothèque, la médiathèque, le centre culturel la Brique Rouge, pour protéger les usagers, les passants et les agents.

2. Une transparence totale et un plan d’urgence global : l’organisation immédiate d’une cellule de crise ouverte aux habitants, parents et personnels afin d’établir des protocoles de confinement clairs et de présenter les moyens réels mis en œuvre pour assurer la sécurité de tous dans le quartier.

Written by Armelle Parion•

Published on 08 octobre 2026

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Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

Au Chili, malgré la répression, les étudiants défient le président d’extrême droite

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#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

Published on 09/10/2026 à 06:00

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Depuis plusieurs plateformes d’emploi, l’entreprise alsacienne Plus que pro a trié des milliers de CV sur des critères de genre et d’origine supposée des personnes, à leur insu. Selon des documents de travail et des témoignages que Rue89 Strasbourg a pu recueillir, ce dispositif dénommé Vortex a été utilisé dans le cadre des démarchages de l’entreprise.