Published on 07 mai 2026

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8 min

Aidez‐nous à enquêter sur les violences à l’école et dans le périscolaire à Lille et alentours

#News

Semaine après semaine, de nouveaux témoignages visant des adultes intervenant en milieu scolaire et périscolaire se multiplient en France et notamment à Paris, ville devenue l’épicentre de révélations très graves de violences sur mineurs. Mediacités lance un appel à témoignages pour documenter ces faits à Lille et dans le Nord et d'éventuelles carences dans leur prévention.

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L’équipe de Mediacités cherche à recenser des témoignages de violences à l’école ou dans le cadre d’activités périscolaires. Image d’illustration. 

Mardi 5 mai, à Paris, un animateur périscolaire d’une école du 11e arrondissement comparaissait devant le tribunal correctionnel. Il est accusé de harcèlement sexuel sur neuf écolières de classe primaire et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Comme le rapportent les médias nationaux, ce procès ouvre « une longue série » judiciaire, alors qu’un scandale a éclaté dans la capitale depuis plusieurs mois.

Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus, dont la moitié pour des soupçons de violences sexuelles. Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, s’est emparé du sujet dès son élection et a annoncé un grand plan d’action afin de prévenir ces violences.

Des collectifs de parents se mobilisent, partout en France, pour recueillir des témoignages, dénoncer ces violences et appeler les pouvoirs publics à agir, à l’instar de #MetooEcole ou de SOS périscolaire. Convaincue que la Ville de Paris n’est pas un cas isolé, l’équipe de Mediacités a décidé d’enquêter sur les violences à l’école. A Lille, et dans le département du Nord, des dizaines de cas de violences perpétrées par des individus au contact des mineurs dans le cadre scolaire ou périscolaire ont déjà alerté la justice, et parfois mené à des condamnations.

Mediacités fait appel à vous

C’est pour enquêter sur ces faits très graves et les rendre visibles que Mediacités fait appel à vous. Que vous soyez concerné.e.s directement ou indirectement, si vous avez connaissance d’agissements d’individus violents ou d’agressions sexuelles sur des mineurs dans des structures scolaires ou périscolaires situées dans le département du Nord, et plus spécialement dans la métropole de Lille, vos témoignages nous permettront relayer ces faits et d’enquêter sur l’action des pouvoirs publics et des structures associées pour prévenir ces violences.

Mediacités s’intéresse aussi à la façon dont les communes et associations gèrent les cas de violences signalés. Si votre enfant ou un enfant de votre entourage était pris en charge par une structure au sein de laquelle des faits de violences sont survenus et que vous avez des indications sur la façon dont l’équipe vous a informé (ou non) et a géré la situation, vous pouvez également nous écrire.

Vous pouvez choisir de nous envoyer un témoignage anonyme (mais avec si possible des éléments de localisation précis nous permettant de vérifier les faits). Chacun de vos messages sera lu attentivement par nos journalistes qui pourront, si vous l’acceptez, vous recontacter pour les besoins de l’enquête.

De nombreuses condamnations prononcées contre des animateurs dans le Nord

Comme le rapporte La Voix du Nord, en juin 2023, un animateur de centre aéré venu renforcer un après‐midi l’équipe de l’école Gutenberg (située dans le Vieux‐Lille) pendant les vacances de Pâques est condamné à deux ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique pour agression sexuelle imposée à un mineur et détention d’images pédopornographiques. Il était alors stagiaire Bafa.   

Ce n’est pas le seul. Dans d’autres communes de la Métropole européenne de Lille (MEL), des professionnels de la petite enfance ont fait face à la justice ou sont toujours poursuivis pour des violences sur mineurs. En octobre dernier, un animateur de centre de loisirs de la ville de Loos est condamné à un an d’emprisonnement avec sursis après qu’une fillette de trois ans a témoigné d’attouchements sexuels pendant la sieste.

En 2020 et 2021, un animateur de la ville de Lambersart, Alexandre Mazereeuw, est condamné à deux reprises (à quatre et cinq ans d’emprisonnement – les peines ont été confondues par le tribunal) pour corruption de mineurs et agression sexuelle sur des adolescents, pour des faits survenus entre 2013 et 2020. Cet animateur âgé de 25 ans au moment de sa première condamnation avait travaillé dans de nombreux centres de loisirs ou établissements scolaires de Lambersart ainsi que dans des clubs sportifs (de football notamment) dans la MEL. Il avait pourtant été renvoyé d’un collège ou il officiait comme surveillant et fait l’objet d’un signalement au procureur de la République en 2017. Avant cela, il avait déjà eu affaire à la justice en 2011 alors qu’un camarade de collège l’accusait de lui avoir demandé des photos intimes.

Les clubs concernés ainsi que les anciens maires de Lambersart Marc‐Philippe Daubresse et Christiane Krieger avaient alors assuré ne pas avoir été alertés. Dans un article, La Voix du Nord précise néanmoins que de premiers signalements étaient intervenus en 2015 et en 2016. L’actuel maire de Lambersart, Nicolas Bouche, élu en 2020, avait ouvert une enquête interne à son arrivée en mairie et dénoncé la lenteur dont avait fait preuve l’ancienne majorité pour se saisir de cette affaire. Une majorité dans laquelle siégeait par ailleurs le père d’Alexandre Mazereeuw en tant qu’adjoint aux sports.

Une omerta qui persiste

Confrontée au silence des institutions après l’agression de sa fille par un animateur de garderie dans une autre commune du Nord, Caroline Alirol a décidé de publier un livre L’effet témoin (aux éditions Braquage). Dans une interview au Parisien, elle revient sur la difficulté des parents à être informés de ce qu’ont vécu leurs enfants lorsqu’ils ont été victimes de telles violences – une animatrice ayant dévié du cadre réglementaire dans le cas de sa fille pour la prévenir. Des alertes avaient pourtant été formulées sur le comportement de cet animateur dix ans auparavant, et des vidéos le mettant en cause avaient été réalisées par des collègues.

L’omerta autour de ces affaires met au jour les failles qui existent encore dans la gestion et le recrutement des personnes au contact des enfants dans les structures les accueillant. Et l’on ne parle ici que des faits signalés à la justice et ayant débouché sur des condamnations.

Depuis plusieurs semaines, Mediacités a tenté de connaître les suites judiciaires données aux signalements effectués dans plusieurs communes du département du Nord, mais les demandes effectuées notamment auprès du Procureur de la République de Lille ont échoué en raison de la préservation de l’anonymat des mis en cause. Nous avons également contacté des associations de victimes, de parents d’élèves, des collectivités ou gestionnaires de structures périscolaires. Mais il a été jusqu’ici difficile de recueillir des témoignages de parents de victimes mineures ou de professionnels de la petite enfance. Grâce à cet appel à témoignages, nous espérons pouvoir continuer de travailler sur ce sujet d’intérêt public.

[Article mis à jour le 08/05/2026 à 15 heures : ajout de précisions de la Ville de Lille concernant la condamnation d’un animateur stagiaire, en réaction à notre article]

Written by Eden Sakhi Momen•

Published on 07 mai 2026

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#Communs

Aidez Mediacités à enquêter sur les violences à l’école et dans le périscolaire à Toulouse et alentours

Published on 18/05/2026 à 17:06

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13 min

Les alertes concernant des violences sur des enfants en milieu scolaire et périscolaire se multiplient en France depuis quelques semaines. A côté des révélations très graves qui secouent la capitale, d'autres cas sont signalés en France, notamment à Toulouse. Mediacités lance un appel à témoignages à Toulouse et dans la métropole, afin de documenter ces faits, la manière dont ils sont pris en charge, et les éventuelles carences en matière de prévention.

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Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

Au Chili, malgré la répression, les étudiants défient le président d’extrême droite

Published on 08/10/2026 à 11:24

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« Président Kast, réfléchissez-y à deux fois avant de vous attaquer au mouvement étudiant », a assené en conférence de presse Darlyn Marilef, porte-parole de l’Asamblea Coordinadora de Estudiantes Secundarios (Assemblée de coordination des lycéens), jeudi 1er octobre, après une importante mobilisation des jeunes dans plusieurs villes du Chili. « Nous savons comment nous organiser et nous mobiliser, et […]

#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

Published on 09/10/2026 à 06:00

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Depuis plusieurs plateformes d’emploi, l’entreprise alsacienne Plus que pro a trié des milliers de CV sur des critères de genre et d’origine supposée des personnes, à leur insu. Selon des documents de travail et des témoignages que Rue89 Strasbourg a pu recueillir, ce dispositif dénommé Vortex a été utilisé dans le cadre des démarchages de l’entreprise.