Published on 12 mai 2026

•
5 min

Aidez Mediacités à enquêter sur les violences à l’école et dans le périscolaire à Lyon et alentours

#News

Semaine après semaine, de nouveaux témoignages visant des adultes qui interviennent en milieu scolaire et périscolaire se multiplient en France, notamment à Paris, ville devenue l’épicentre de révélations très graves de violences sur mineurs. Mediacités lance un appel à témoignages pour documenter ces faits dans l’agglomération lyonnaise et d'éventuelles carences dans leur prévention.

Source:

Open link

Photo d’illustration – Unsplash.

Le 5 mai dernier, un animateur périscolaire d’une école du 11e arrondissement de Paris comparaissait devant un tribunal correctionnel. Il est accusé de harcèlement sexuel sur neuf écolières de classe primaire et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Comme le rapportent les médias nationaux, ce procès ouvre « une longue série » judiciaire, alors qu’un scandale secoue depuis plusieurs mois les écoles de la capitale.

Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus, dont la moitié pour des soupçons de violences sexuelles. Son nouveau maire, le socialiste Emmanuel Grégoire, s’est emparé du sujet dès son élection et a annoncé un grand plan d’action afin de prévenir ces violences. Des collectifs de parents se mobilisent aussi, partout en France, pour recueillir des témoignages, dénoncer ces violences et appeler les pouvoirs publics à agir, à l’instar de #MetooEcole ou de SOS périscolaire.

Convaincue que la ville de Paris n’est pas un cas isolé, l’équipe de Mediacités a décidé d’enquêter sur les violences à l’école.

Mediacités fait appel à vous

Pour enquêter sur les faits de violence en milieu scolaire et périscolaire, et sur leur prise en compte, ou non, par les pouvoirs publics compétents, Mediacités fait appel à vous. Que vous soyez concerné directement ou indirectement, si vous avez connaissance d’agissements d’individus violents ou d’agressions physiques ou sexuelles sur des mineurs dans des structures scolaires ou périscolaires situées dans la métropole de Lyon, vos témoignages peuvent nous être utiles pour documenter le phénomène.

Au‐delà des faits en eux‐mêmes, Mediacités s’intéresse à la façon dont les communes, qui gèrent les écoles maternelles et primaires, et les associations ou structures associées réagissent aux cas de violences signalés. Dans quelle mesure les moyens mobilisés pour prévenir ces faits sont‐ils ou non suffisants ? Si votre enfant ou un enfant de votre entourage a été pris en charge par une structure au sein de laquelle des faits de violences sont survenus et que vous avez des indications sur la façon dont l’équipe vous a informé (ou non) et a géré la situation, vous pouvez également nous écrire.

Vous pouvez choisir de nous envoyer un témoignage anonyme (mais avec, si possible, des éléments de localisation précis nous permettant de vérifier les faits rapportés). Chacun de vos messages sera lu attentivement par nos journalistes qui pourront, si vous l’acceptez, vous recontacter pour les besoins de l’enquête.

Quatre signalements dans le Rhône

Si le sujet des agressions sexuelles à l’école commises par des adultes s’est imposé ces dernières semaines dans l’actualité, suite aux révélations parisiennes donc, il ne date bien entendu pas d’hier. En 2017 par exemple, le cas d’un animateur en poste dans une école du 8e arrondissement de Lyon avait été particulièrement médiatisé. L’homme, alors âgé de 23 ans, avait été accusé « d’attouchements » sur deux écoliers et mis en examen pour « corruption de mineurs et agressions sexuelles ». La ville de Lyon l’avait suspendu de ses fonctions aussitôt l’enquête judiciaire ouverte et la collectivité avait mis en place une cellule d’écoute au sein de l’établissement.

Plus récemment, en 2024, Le Progrès révélait que le centre social Françoise Dolto à Décines‐Charpieu avait exclu un animateur mis en examen pour des agressions sexuelles sur quatre enfants âgés d’une dizaine d’années. Le professionnel travaillait dans la structure depuis 2014. Le collectif national SOS Périscolaire, qui rassemble des parents confrontés à des violences en milieu scolaire, affiche sur sa carte en ligne 4 signalements reçus pour le département du Rhône, pour des faits de négligence et de violences physiques ou psychologiques, contre 165 signalements à Paris, dont 42 pour des cas de violences sexuelles.

Entre 400 et 600 animateurs formés par an

Ces chiffres, basés sur des déclarations, ne constituent en aucun cas des statistiques. Mais ils illustrent que le problème est loin de se cantonner à Paris. Interrogée par Mediacités, la ville de Lyon, chargée d’organiser les temps périscolaires, assure que « toute suspicion de violence, et plus encore lorsqu’elle est de nature sexuelle, fait l’objet d’un traitement immédiat, rigoureux et systématique ». Pour prévenir ces faits, la collectivité souligne avoir inscrit les activités périscolaires « dans le cadre des Accueils collectifs de mineurs (ACM) ». Concrètement, cette décision « implique un taux d’encadrement et un niveau de qualification plus exigeants qu’un accueil périscolaire classique », vante la Ville. Elle signifie aussi que les antécédents judiciaires des animateurs recrutés, y compris les vacataires, sont vérifiés à deux reprises, en lien avec le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports.

La collectivité revendique enfin la formation d’entre 400 et 600 animateurs par an sur la prévention de la maltraitance, la posture professionnelle ou la gestion des groupes. Des équipes médico‐sociales municipales, dont les effectifs s’élèvent à 80 personnes, peuvent intervenir en appui.

Ces dispositifs suffisent‐ils à assurer la sécurité des écoliers lyonnais ? Et qu’en est‐il dans les autres communes de la Métropole ? Vos réponses à notre appel à témoignages nous aideront à répondre à ces questions et à enquêter sur ce sujet d’intérêt public.

Written by Nicolas Barriquand•

Published on 12 mai 2026

Hello 👋

Here is the edition of  

Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

Au Chili, malgré la répression, les étudiants défient le président d’extrême droite

Published on 08/10/2026 à 11:24

•
8 min

« Président Kast, réfléchissez-y à deux fois avant de vous attaquer au mouvement étudiant », a assené en conférence de presse Darlyn Marilef, porte-parole de l’Asamblea Coordinadora de Estudiantes Secundarios (Assemblée de coordination des lycéens), jeudi 1er octobre, après une importante mobilisation des jeunes dans plusieurs villes du Chili. « Nous savons comment nous organiser et nous mobiliser, et […]

#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

Published on 09/10/2026 à 06:00

•
9 min

Depuis plusieurs plateformes d’emploi, l’entreprise alsacienne Plus que pro a trié des milliers de CV sur des critères de genre et d’origine supposée des personnes, à leur insu. Selon des documents de travail et des témoignages que Rue89 Strasbourg a pu recueillir, ce dispositif dénommé Vortex a été utilisé dans le cadre des démarchages de l’entreprise.