Le siège du Samu social, dans l’ancien hospice Saint-Michel, Paris.
La grève paie ! Après 57 jours de mobilisation, les salarié·es du Samu social de Paris ont obtenu gain de cause sur la majeure partie de leurs revendications, qui portaient sur les conditions de travail, leur rémunération et la limitation des risques psychosociaux auxquels ils sont exposés, en particulier pour les écoutantes du 115, à l’origine du mouvement. Celles-ci ont notamment obtenu de disposer d’un temps d’échange entre collègues, toutes devant répondre à des appels psychologiquement durs, avant de devoir en général annoncer l’absence de toute place d’hébergement…
Cette lutte victorieuse est d’autant plus remarquable qu’elle s’est déroulée en lien étroit avec la mobilisation de familles sans logement, dont 200 enfants, qui ont d’abord occupé le siège du Samu social (avant leur évacuation par la police le 13 août) et sont depuis sur le parvis de la mairie du 3e arrondissement de Paris.