Publié le 22 mars 2026

12 min

[Direct] Le second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon

#Actu

Résultats commune par commune, cartes interactives, reportages, portraits des candidats, analyses et réactions... Suivez en direct le second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon et dans le Grand Lyon.

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Panneaux électoraux pour le deuxième tour des élections municipales à Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

A partir de 20h découvrez tous les résultats des élections municipales et métropolitaines 2026 à Lyon et dans le Grand Lyon.

Les enjeux clés du second tour des élections municipales et métropolitaines à Lyon

  • Vainqueur surprise du premier tour, l’écologiste Grégory Doucet parviendra‑t‐il finalement à conserver la mairie de Lyon grâce à la « fusion technique » avec la liste de l’insoumise Anaïs Belouassa‐Chérifi ? 
  • Après la douche froide du 15 mars, Jean‐Michel Aulas peut‐il espérer rattraper son retard ?
  • L’échec des négociations avec LFI condamnera‐t‐il l’écologiste Bruno Bernard à céder son fauteuil de président du Grand Lyon à Véronique Sarselli, la cheffe de file de la droite aux élections métropolitaines ?
  • Vaulx‐en‐Velin tombera‐t‐elle dans l’escarcelle de La France insoumise, au détriment de la socialiste Hélène Geoffroy ?
  • Le Parti communiste parviendra‐t‐il à sauver son dernier fief de Vénissieux ?


Dimanche 22 mars – 09h30

Pourquoi les Lyonnais votent‐ils trois fois aujourd’hui ? 

Trois enveloppes, trois bulletins de vote, trois passages dans l’isoloir et trois « a voté(e) » différents… Si on n’aime pas l’exercice démocratique, mieux vaut décidément ne pas habiter Lyon. Et pour cause : comme dimanche dernier, alors que dans l’immense majorité des communes françaises les électeurs ne passeront qu’une fois devant l’urne aujourd’hui (deux fois à Paris et Marseille), à Lyon ils reproduiront l’exercice… trois fois, excepté dans les 5e et 6e arrondissement qui ont élu leurs maires, d’arrondissement donc, dès le premier tour. 

A quoi doivent‐ils ce privilège ? A deux choses distinctes. La première est une spécialité locale, au même titre que la quenelle ou la tarte à la praline : l’élection métropolitaine du Grand Lyon. Depuis 2015, ce dernier exerce toutes les compétences assurées auparavant par la communauté urbaine de Lyon et le département du Rhône sur son territoire (58 communes). Et depuis 2020, les électeurs de ces communes votent directement pour leurs représentants au sein de cette instance, quand le reste des Français élisent leurs conseillers métropolitains (ou d’agglomération ou communautaires) de façon indirecte : ces élus sont issus des rangs des conseils municipaux. Voilà pour le premier vote. 

Mais quid des deux autres ? Ils sont directement liés à l’adoption de la loi PLM (pour Paris – Lyon – Marseille), en août 2025. Cette dernière a instauré une élection directe du conseil municipal dans une circonscription unique pour chacune des trois villes concernées. Autrement dit, alors qu’un électeur lyonnais (ou parisien, ou marseillais) élisait jusqu’à présent des conseillers d’arrondissement, dont certains siégeaient au conseil municipal et élisaient le maire de la ville, avec la loi PLM, il choisit directement la composition du conseil municipal. Mais vote toujours pour élire les conseillers d’arrondissement (de secteur, à Marseille). Et voilà pour les deux votes supplémentaires. 1+2 = 3, le compte est bon. 

Si sur certains points cette réforme constitue une véritable avancée démocratique, elle produit aussi un certain nombre d’aberrations. C’est ce que Nicolas Barriquand, le rédacteur en chef de Mediacités Lyon décryptait au moment de son adoption : 

« Crash monumental à prévoir ! » : les aberrations de la loi PLM pour les élections lyonnaises

 

On en profite pour vous reposter la carte des circonscriptions métropolitaines du Grand Lyon. Ça peut toujours être utile : 

  

 


Dimanche 22 mars – 09h10

Municipales et métropolitaines : deux duels droite – gauche

Ces dernières semaines Mediacités a dressé le portrait des principaux candidats au second tour des élections municipales et métropolitaines de Lyon. On vous propose d’en apprendre un peu plus sur les protagonistes des deux duels d’aujourd’hui.

A la ville de Lyon : Grégory Doucet vs Jean‐Michel Aulas

Grégory Doucet, devant ses partisans, le 15 mars 2026. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Les Ecologistes, soutenu par le Parti socialiste et le Parti communiste
Fusion de second tour avec La France Insoumise

« Grégory Doucet, l’inconnu aux portes de la mairie de Lyon », avions‐nous titré, en 2020, un portrait consacré à celui qui allait devenir maire de Lyon. Six ans plus tard, l’ancien cadre d’Handicap International s’est fait un nom, synonyme pour certains de transition et d’adaptation de la ville au changement climatique, de polémiques et de crispations (comme autour des travaux ou de la question des commerces) pour d’autres. Donné largement vaincu par Jean‐Michel Aulas, l’écologiste a déjoué tous les sondages et pronostics lors du premier tour de l’élection municipale, dimanche dernier, pour arriver juste devant l’homme d’affaires soutenu par la droite et les macronistes. Face à la promesse d’un méga‐tunnel de son adversaire, sa campagne axée sur les préoccupations du quotidien (le logement, la santé ou les aires de jeux pour les enfants) semble avoir été payante. 

En savoir plus : 

 

Jean‐Michel Aulas, le 11 mars, au Club de la presse de Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Soutenu par Les Républicains, Renaissance, Horizons, MoDem et UDI

Après avoir étiré le suspens pendant des mois et des mois, l’ex-président de l’Olympique lyonnais Jean‐Michel Aulas, 76 ans, s’est persuadé, et laissé persuader, qu’il pouvait « sauver » Lyon des écologistes, qualifiés de « dogmatiques » et de « sectaires ». Et son écrasante notoriété a vite convaincu la droite et les macronistes, en mal de leader, de se ranger derrière son panache. Jusqu’à dimanche dernier, ils pensaient bien avoir eu raison tant les sondages prédisaient une victoire écrasante de leur cheval de 77 ans (il fête son anniversaire ce dimanche 22 mars). Patatras : les résultats du premier tour ont changé la donne. De favori, « JMA » est devenu outsider et la droite pourrait bien voir Lyon lui filer à nouveau entre les doigts. 

En savoir plus : 

 

Au Grand Lyon : Véronique Sarselli vs Bruno Bernard 

Véronique Sarselli, cheffe de file de la droite aux élections métropolitaines du Grand Lyon. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Soutenue par Les Républicains, Renaissance, Horizons, MoDem et UDI

Celle qu’on n’attendait pas… Désignée cheffe de file de son parti Les Républicains afin d’éviter une guéguerre intestine entre Gilles Gascon et Sébastien Michel, respectivement maires de Saint‐Priest et d’Ecully, Véronique Sarselli s’est retrouvée en première ligne pour former un binôme avec Jean‐Michel Aulas. La loi interdit à un maire, et a fortiori au maire de Lyon, d’être aussi président de la Métropole. Relativement inconnue, la première édile de Sainte‐Foy‐lès‐Lyon, bourgade cossue de l’ouest de l’agglomération, apparaissait jusqu’à dimanche soir dernier comme le maillon faible du ticket. La contre‐performance de « JMA » d’une part et sa stratégie de s’appuyer sur les maires de la « ceinture bleue » (elle a remporté 4 des 14 circonscriptions dès le premier tour) a radicalement changé le statut de Véronique Sarselli. Si elle parvient à remporter le Grand Lyon et que la droite perd à Lyon, elle disposera des vrais leviers du pouvoir local. A moins que des manœuvres de troisième tour ne renversent la table jeudi prochain lors du premier conseil métropolitain ? 

En savoir plus : 

 

  • Bruno Bernard, un homme d’appareil en péril
Le président écologiste de la Métropole, Bruno Bernard. Photo : N.Barriquand/Mediacités.

Les Ecologistes, soutenu par le Parti socialiste, le Parti communiste et Place publique.

Malgré sa réputation de fin négociateur et son flair politique, Bruno Bernard, président sortant de la métropole de Lyon, aborde ce second tour en position de faiblesse. L’écologiste n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente avec La France insoumise qui a maintenu ses listes partout où elle a dépassé la barre des 10%, sauf dans la circonscription Lyon Ouest, particulièrement stratégique.

Cet ancien chef d’entreprise, fils de l’ex‐sénateur‐maire d’Oullins Roland Bernard, sera resté relativement dans l’ombre du médiatique Grégory Doucet tout au long du mandat. A la tête d’une collectivité de près de 4 milliards d’euros de budget, c’est pourtant lui qui a mis en oeuvre les grands projets du programme de rupture porté par les écologistes : la régie publique de l’eau, un vaste réseau de pistes cyclables à double‐sens, trois lignes de tramway ou encore l’encadrement des loyers et le RSA Jeunes.

En savoir plus : 

 


Dimanche 22 mars – 8 h 15

Le bilan du premier tour à Lyon : 

Il est encore tôt en ce dimanche et donc toujours temps de se pencher sur le bilan du premier tour qui s’est tenu la semaine dernière. 

Quelle surprise ! Dimanche dernier, déjouant la totalité des sondages publiés le temps de la campagne, Grégory Doucet est arrivé en tête du scrutin, devant Jean‐Michel Aulas. Le maire écologiste sortant de Lyon devance alors le candidat de la droite de 1184 voix, soit 0,6 points. Un petit rien mais une énorme satisfaction pour des écologistes que tout le monde donnait battus d’avance. Cette avance, associée à la fusion « technique » réalisée avec la liste de l’insoumise Anaïs Belouassa‐Cherifi suffira‐t‐elle à enfoncer le clou et terrasser définitivement Jean‐Michel Aulas ? C’est tout l’enjeu de ce dimanche de vote. 

Mais c’est loin d’être le seul. car si écologistes et insoumis ont réussi à s’entendre à la ville, ils n’y sont pas parvenus à la métropole. Résultat, la droite menée par Véronique Sarselli est en bonne position pour l’emporter au Grand Lyon. Et l’on pourrait bien avoir à Lyon ce soir des écolos qui pleurent et d’autres qui rient. 

 

Évidemment, les journalistes de Mediacités ont suivi au plus près cette semaine d’entre deux tours particulièrement tendue. Ils vous racontent tout ici, comme si vous y étiez : 

« Fusion technique » sans effusion : à Lyon, l’écologiste Grégory Doucet scelle un accord avec La France insoumise

 

Echec des négociations entre écologistes et LFI : la bascule à droite du Grand Lyon se rapproche

 


Dimanche 22 mars – 8 h 00

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue sur ce direct consacré au second tour des élections municipales 2026.
Comme dimanche dernier, toute l’équipe de Mediacités est sur le pont pour vous faire vivre au plus près ce moment décisif pour Lyon, le Grand Lyon et la démocratie locale.

Comme tous les dimanches d’élection, la journée devrait être plutôt calme et rythmée par la publication des chiffres de la participation électorale à 12h et 17h. Cette fois encore les choses s’accélèreront en soirée, à partir de 18h, une fois les bureaux de vote fermés dans la plupart des communes, 20h à Lyon.

Dès leur publication, vous retrouverez tous les résultats dans la métropole et le département, commune par commune, en consultant notre carte interactive en haut de cet article. Réactions, atmosphère dans les QG de campagne, premières analyses… Les journalistes de Mediacités partageront avec vous toutes les infos glanées sur le terrain.

La campagne au scanner :

En attendant, nous vous proposons de revenir ensemble sur les faits marquants de cette campagne. Résultats du premier tour, décryptage de la fusion entre les listes écologiste et insoumise, portraits des candidats en lice, analyse des programmes et des principaux enjeux du scrutin. Cliquez sur l’image ci‐dessous pour consulter l’ensemble de notre dossier consacré aux élections municipales et métropolitaines à Lyon.


 

Bilan, enjeux et grands débats en vidéo

En attendant 20 heures et les résultats, n’hésitez pas à aller jeter un œil à Radar 2026, notre série de vidéos consacrées aux grands enjeux de ces municipales 2026. Bilan des municipalités sortantes, rôle des maires et limites de leurs pouvoirs, solutions pour résoudre la crise du logement, place des femmes dans les mairies, questions sur la probité des élus, etc… En une quinzaine d’épisodes réalisés avec MOB, le média de la démocratie, nous vous donnons les clés pour voter en toute connaissance de cause. 

 

Bonne journée, 

 

Par Nicolas Barriquand

Publié le 22 mars 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

La gauche divisée permettra-t-elle le retour de la droite incarnée par Rachida Dati à Paris ? Les alliances LFI-PS sauront-elles de rassembler le peuple de gauche ? Le RN réussira-t-il à s'installer dans de grandes villes comme Marseille ou Toulon ? Les aventures individuelles de Catherine Trautmann ou Jean-Michel Aulas seront-elles couronnées de succès ? Ce dimanche, le deuxième tour des municipales sera le crash-test de toute les stratégies qui se sont tissées dans la semaine.
 

Éditions spéciales : c'est samedi, c'est municipales ! 

Tous les samedis jusqu’au 22 mars, des sélections éditoriales pour mieux décrypter les élections municipales. Un suivi essentiel, car celles-ci font office de baromètre politique pour la France, à un an de l'élection présidentielle. 
 

Accès libre
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