Publié le 23 septembre 2025

4 min

La Mécanique de l’info : salles combles pour la première du festival

#Actu

Samedi 20 septembre, Mediacités, Rue89Lyon, le Fonds pour une presse libre, L’Epicerie séquentielle et We Report vous avaient donné rendez-vous pour une journée de conférences et de rencontres dédiée à l’information. Retour sur une première riche en échanges.

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Hugo Coignard, journaliste indépendant et collaborateur régulier de Mediacités, et Marie Allenou, journaliste de Rue89Lyon, lors d’un atelier. Photo : Olivier Jouvray.

Et soudain, la salle se met à applaudir. Lors de la dernière conférence de la journée consacrée aux procès bâillons, Vincent Fillola, l’avocat de Mediacités, soulève l’enthousiasme de son auditoire en martelant que la presse doit répliquer face à ceux qui tentent de la museler. Bâillonner les bâillonneurs en quelque sorte. Quelques minutes plus tôt, Moran Kerinec, journaliste à Reporterre, venait de livrer son récit de la procédure intentée par Jean‐Michel Aulas, aujourd’hui candidat aux municipales de Lyon, après la publication d’un de ses articles dans Rue89Lyon.

Ce samedi 20 septembre, l’Epicerie séquentielle, le collectif de journalistes We Report, le Fonds pour une presse libre (FPL), Rue89Lyon et, donc, Mediacités organisaient la première édition de La Mécanique de l’info, à Lyon. Un festival gratuit, ouvert à toutes et tous, pour raconter les coulisses de notre métier, interroger nos façons de nous informer et lutter, modestement, contre le vent de défiance qui ébranle les médias.

Et cette journée fut un succès. Le soleil comme le public étaient au rendez‐vous : conférences et ateliers ont fait le plein.

Hugo Coignard, journaliste indépendant et collaborateur régulier de Mediacités, et Marie Allenou, journaliste de Rue89Lyon, lors d’un atelier sur l’usage des réseaux sociaux. Photo : Olivier Jouvray.

Œufs de poule

Dès le matin, vous étiez nombreux à venir écouter Emilie Rosso, journaliste de France 3, le chercheur Emmanuel Martinais et Stéphanie Escoffier, riveraine d’Arkema, décortiquer les ressorts de la médiatisation du scandale environnemental des PFAS dans la vallée de la chimie. Il fut notamment question du point de bascule, dans l’opinion publique, qu’a constitué l’interdiction de manger des œufs de poules élevées à proximité des sites industriels de Pierre‐Bénite.

Grande affluence aussi pour la rencontre avec Laurent Richard, fondateur de Forbidden Stories, pour parler d’investigation internationale, ou pour celle avec le bédéaste Nicolas Wild, auteur de Kaboul Disco ou A quoi pensent les Russes. Scénario, story‐board, encrage : le temps de midi, la dessinatrice Manon Mugnier et Mathieu Périsse, journalistes de Mediacités et membre de We Report, ont eux raconté en détails les étapes de leur collaboration pour une BD‐enquête sur la pédocriminalité dans l’Église.

La journaliste Emilie Rosso et le chercheur Emmanuel Martinais. Photo : Olivier Jouvray.

En plus petit comité

En parallèle, le public a pu assister à une série d’ateliers, en plus petit comité (entre 15 et 20 personnes) pour un maximum d’interaction avec le public. Aux côtés de Charlotte Clavreul, directrice du FPL, Marie Allenou, journaliste de Rue89Lyon, et Bernard Fieux, membre de la Société des amis de Mediacités, ont ainsi débattu des modèles économiques de la presse indépendante.

La journaliste indépendante Florence Gault a abordé le phénomène de l’infobésité. Le journaliste Hugo Coignard, alias « HugoPresse », s’est penché sur l’information sur les réseaux sociaux. Quant à Pauline Matveeff, co‐référente d’Anticor dans le Rhône, elle est venue raconter les relations entre presse et lanceurs d’alerte. Et l’énumération n’est pas exhaustive…

Cette journée, riche en échanges et en réflexion, s’est terminée par la projection du documentaire Dictionnaire amoureux du journalisme, de Caroline Fontaine, à l’Aquarium Ciné‐Café – salle comble là aussi. En attendant une deuxième édition l’an prochain ?

La journaliste Eden Sakhi‐Momen, et la dessinatrice Lucille Paulet, alias Twister, sur le stand de Mediacités. Photo : Olivier Jouvray.
Par Nicolas Barriquand

Publié le 23 septembre 2025

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Thylan Brissy 

"L’immigration n’est pas un crime mais il y a eu des crimes contre l’immigration. Nous demandons la condamnation de ceux qui sont impliqués dans ce naufrage " réclame le frère d’une des 31 victimes du drame du 24 novembre 2021, au procès des passeurs présumés. Politis rapporte la douleur et le besoin de réponses des proches des disparu·es, dont certains ont fait le déplacement depuis le Kurdistan irakien pour assister à des débats qui s’étaleront sur trois semaines.

 

Peut-on se revendiquer "streamer du peuple" quand on s'affiche avec un influenceur masculiniste ou qu'on célèbre le don de 60 000 euros d'un milliardaire monégasque, tout en invitant les "smicards" à "cracher" leur argent ? Arrêt sur images revient sur le cas d’Anyme, figure montante de Twitch, dont les provocations ont entaché la dernière édition de l'évènement de jeu vidéo ZEvent.

#Communs

« Nous attendons depuis cinq ans la justice dans la douleur » : au procès des passeurs, les familles de victimes témoignent

Publié le 10/09/2026 à 14:49

9 min

Nabi Mustafa Mina s’avance à la barre. C’est le père de Zanyar, un des quatre disparus lors du naufrage meurtrier du 24 novembre 2021. « Nous vous demandons de dire clairement s’ils [les disparus] sont en vie. Et s’ils sont morts, de nous donner leur corps », dit-il en kurde. Comme les huit autres proches de victimes, présents […]

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